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“La préservation de la biodiversité
est un enjeu majeur de notre siècle”
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Revue de Presse

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Communiqué de presse
22/10/2015
Réglementation européenne
Brevet délivré à Syngenta, pour l'utilisation de poivron comme produit alimentaire
Publications

Nouvelle publication! Le livre de Laurence Dessimoulie vous régalera de rencontres et de recettes à base de semences paysannes.

REVUE DE PRESSE - 18/3/17

Fête des semences paysannes

Article paru sur le Progrès.fr

Des fleurs pour égayer la fête ! Photo DR

Dès 9 heures, ce samedi : troc de graines, marché de producteurs avec une quinzaine de producteurs du Forez, vente de semences potagères, atelier de taille d’arbres fruitiers, jeux, restauration, tombola et librairie. À 11 h 30 : rencontre avec Marie Astier, journaliste de Reporterre, auteur du livre : Quel pain voulons-nous ? À 15 heures : Isabelle Goldringer, qui travaille sur la sélection participative de variétés paysannes de « blés tendres », participera à la conférence-débat : Quelles semences de blés pour notre pain ? La journée se terminera en chansons autour d’un repas (soupes, tartines, etc.).

 

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REVUE DE PRESSE - 17/3/17

Renouveau de la biodiversité potagère à Lyon

Article paru sur Inf'OGM le 17/03/2017

Le réseau Amap Auvergne Rhône-Alpes promeut des variétés potagères locales et anciennes de façon originale, en associant des maraîchers et un Chef cuisinier, et en communiquant de savoureuses recettes via des petits reportages vidéo. À vos fourneaux.

« Légumes anciens, saveurs d’ici, et si on cuisinait notre patrimoine local » : tel est le nom du projet [1] soutenu par la Métropole de Lyon en 2016. Six maraîchers autour de Lyon, appartenant au réseau Amap Auvergne Rhône-Alpes, ont adopté quatre variétés potagères locales et anciennes : le poivron d’Ampuis, la courge romaine de l’Ain, le navet noir de Caluire, et le pois hâtif d’Annonay (voir encadré 1 ci-dessous).

Encadré 1 : Deux variétés au catalogue

Le poivron d’Ampuis est inscrit au catalogue français en liste d (variétés légumières sans valeur intrinsèque), liste qui remplace le registre français de variétés anciennes pour jardiniers amateurs. Ces variétés sont maintenues par sélection conservatrice (voir encadré 2). Le pois hâtif d’Annonay est enregistré au catalogue européen.
Pour ces deux variétés, la commercialisation des semences est donc possible. Pour les deux autres - courge romaine de l’Ain et navet noir de Caluire – non inscrits au catalogue semble-t-il, il s’agit d’une expérimentation : dans ce cadre, l’échange de petites quantités est possible, mais pas la commercialisation des semences, sauf si elle n’est pas destinée à une « exploitation commerciale de la variété » [2].

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REVUE DE PRESSE - 4/3/17

L'association Graine fait éclore de nombreux projets

Article paru sur la Dépêche


Les membres de l'association Graine et son public./Photo DDM

L'association Graine de Flourens (Groupe d'Action et d'Information Ecocitoyenne) a tenu son assemblée générale dernièrement. Créée voici tout juste un an, elle a déjà un premier bilan très positif.

Cinq «café bricol» ont été organisés sur la commune. Ceux-ci permettent la réduction des déchets et des économies de matières premières mais aussi favorisent le lien social. Une sensibilisation à la biodiversité a favorisé la découverte des oiseaux autour du lac. L'association a participé à la préservation et la reproduction de semences paysannes en semant sur une parcelle des jardins du lac du blé des Hautes Pyrénées. Graine est en coopération avec la «Ruche qui dit oui» dont l'action comprend la vente des produits locaux.

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REVUE DE PRESSE - 26/2/17

Du bon grain pour du bon pain !

On ne parle pas la bouche pleine ! Alain Kruger

Du bon grain pour du bon pain !

Profitons de la saison du Salon de l'agriculture et surtout du off d'Alimentation Générale au Carreau du temple pour écouter Jean François Berthellot cultivateur et boulanger.

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REVUE DE PRESSE - 24/2/17

Dans l’Oise, «du blé que l’on ne cultive plus depuis 1850»

Par Sylvain Labaune, Envoyé spécial dans l’Oise

Le céréalier Edwin Delasalle le 23 février dans son exploitation-boulangerie à Rouvroy-les-Merles.  Photo Rémy Artiges pour Libération

Le jeune céréalier Edwin Delasalle produit du pain bio à partir de levain naturel. Un rendement faible mais rentable grâce aux Amap.

Edwin Delasalle est ce que l’on pourrait appeler un agriculteur heureux. Une espèce plutôt rare par les temps qui courent. Lui, ce qu’il aime, c’est fouler ses deux petites parcelles de blé perdues en pleine campagne picarde. Quinze hectares en tout sur lesquels il cultive des variétés de céréales oubliées. «J’ai du blé d’avant la naissance de la chimie en agriculture. Des espèces que l’on ne cultive plus depuis les années 1850.» Ses plants sont plus rustiques et résistent mieux aux maladies. Ils produisent une farine plus goûteuse et plus nutritive. Le rendement est moindre mais Edwin Delasalle s’en moque. Ses champs lui donnent ce dont il a besoin pour fabriquer le pain qu’il vend ensuite dans les Associations pour le maintien d’une agriculture paysanne (Amap) du coin : «Si l’argent rendait heureux ça se saurait, non ?»

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REVUE DE PRESSE - 10/2/17

« Je cultive du blé Poulard »

Article paru dans la France Agricole le 10 février 2017

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REVUE DE PRESSE - 2/2/17

La Voix du Vent - Semences de Transition - Film de Carlos Pons

Jean Luc Danneyrolles, agriculteur de Provence et Carlos Pons, realisateur Espagnol, organisent un voyage vers Grenade à la rencontre du mouvement social alternatif, entre agro-ecologie et changement de paradigme. Ils engagent un cameraman et partent lors des grands froids de février 2012, avec pour tout moyen d'échange et seule richesse : des semences paysannes.

Le témoignage d'un mouvement qui prend de l'ampleur........Un autre monde est possible, ici et maintenant.

 

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REVUE DE PRESSE - 31/1/17

La Cour de Justice de l’Union européenne doit réglementer les «OGM cachés»

Article paru dans Euractiv

Les OGM cachés épinglés par des associations françaises. [David Santaolalla/Flickr]

Neuf organisations de la société civile française réclament un moratoire sur la vente et la culture des « OGM cachés » auprès de la Cour de Justice de l’Union européenne. La décision aura une incidence sur la réglementation européenne qui encadrera les OGM issus des nouvelles techniques de manipulation génétique.

Depuis plusieurs années, des « OGM cachés » sont cultivés en Europe. Il s’agit principalement de colzas et de tournesols dont le génome a été modifié d’une manière qui ne s’effectue pas naturellement pour les rendre tolérants à certains herbicides. Ces Variétés rendues Tolérantes aux Herbicides (VrTH) sont de véritables éponges à pesticides puisque, à l’instar de la plupart des OGM transgéniques, elles sont faites pour survivre aux pulvérisations d’herbicides qu’elles absorbent. Ces « OGM cachés » sont cependant arbitrairement exclus du champ d’application de la réglementation européenne sur les OGM, sous le seul prétexte qu’ils ont été obtenus par mutagenèse, une vaste famille de techniques autres que la transgénèse pour la majorité non naturelles. Ils échappent ainsi à toute évaluation sur la santé et l’environnement, à toute obligation d’étiquetage, de traçabilité, de suivi et d’information des utilisateurs et des consommateurs.

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LOI BIODIVERSITÉ - 31/1/17

La loi Biodiversité, quel bilan pour les semences ?

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REVUE DE PRESSE - 31/1/17

Raphaël Colicci , une ode aux fruits oubliés ! Terra Incognita 2016


Raphaël, un vieux de la vieille de Fruits Oubliés Réseau, oeuvre avec son épouse Babeth sur leur domaine à Saint Privat (Hérault), et est à l’origine de nombreux projets de réhabilitation d’espèces ou variétés fruitières.

Découvrez leur impressionnant parcours et leur magnifique conservatoire fruitier dans cette vidéo :

 

 

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REVUE DE PRESSE - 22/11/16

La guerre des graines au cinéma du confluent

Patrick de Kochko du réseau semences paysannes.

Comme chaque année, le CCFD Terre solidaire s'inscrit dans la campagne «Alimenterre» en programmant un documentaire qui interpelle le public sur les causes de la faim dans le monde et la responsabilité des citoyens et consommateurs.

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REVUE DE PRESSE - 11/11/16

Des semences libres pour délivrer les paysans des géants agro-industriels

Article paru sur Bastamag par Sophie Chapelle 11 novembre 2016

Semer, sélectionner, échanger librement ses semences : ces pratiques ancestrales contribuent à l’autonomie des paysans et à la diversité des cultures. Mais ces dernières décennies, à cause d’une réglementation de plus en plus complexe, une partie des savoirs a été perdue. Refusant la mainmise de quelques multinationales, des paysans s’organisent pour faire revivre d’anciennes variétés de semences agricoles ou pour en créer de nouvelles, adaptées à leurs pratiques et aux particularités de leur environnement. Reportage dans une bourse d’échange de semences, en Rhône-Alpes.

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NOUVEAUX OGM - 3/10/16

Le Conseil d'Etat porte la question des nouveaux OGM devant la justice européenne

Article paru sur actu-environnement.com

Les organismes obtenus par mutagénèse doivent-ils être soumis à la réglementation sur les OGM ? La Haute juridiction française choisit d'interroger la CJUE avant de se prononcer sur la légalité du dispositif français.

Par une décision rendue ce lundi 3 octobre, le Conseil d'Etat renvoie à la Cour de justice de l'Union européenne (CJUE) quatre questions relatives à la réglementation des organismes génétiquement modifiés (OGM).

La question principale est celle de savoir si les organismes obtenus par mutagénèse constituent des OGM régis par la directive du 12 mars 2001 relative à la dissémination volontaire d'OGM dans l'environnement. Ou si, au contraire, ils sont exemptés des mesures de précaution, d'évaluation des incidences et de traçabilité prévues par cette directive.

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REVUE DE PRESSE - 3/10/16

Pour se libérer des semenciers, des agriculteurs redécouvrent le maïs population

Article paru sur Reporterre le 3 octobre 2016 par Marie Astier (Reporterre)

Un agriculteur qui veut planter du maïs ne peut qu’acheter des semences « hybrides », propriété des semenciers. Mais une alternative existe maintenant : le programme « l’Aquitaine cultive la biodiversité » développe les maïs paysans — dits « population » - et sans brevet...

- Le Change (Dordogne), reportage

Solidement planté devant l’enfilade de rangées de maïs, Bertrand Lassaigne est intarissable. Chaque maïs a son petit nom, son histoire. « Le ruffec, c’est un agriculteur charentais qui nous l’a apporté », commente-t-il devant un alignement de plants. De petits panneaux indiquent le nom et décrivent les variétés. « Le coussarin, il vient du Périgord, poursuit-il. Et le lavergne, c’est moi qui l’ai créé. En 2003, j’ai planté un mélange de variétés qui me plaisaient. Puis, d’année en année, j’ai sélectionné les meilleurs épis. Aujourd’hui, il s’adapte à beaucoup de régions, résiste bien à la sécheresse et donne des rendements constants. »

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REVUE DE PRESSE - 26/9/16

Du monde à la Fête des semences paysannes

Article paru dans La Dépêche

Une vingtaine de stands avaient pris part aux abords immédiats de la Ferme des Trois Lacs.

Dimanche 18 septembre, a eu lieu, à la Ferme des Trois Lacs, à Espédaillac, la 2e édition de la Fête des semences paysannes, chez Dominique et César Morano, éleveurs et cultivateurs bio… Au programme, troc de graines et de plants, ateliers sur les semences potagères, marché paysan et associatif, animations musicales… Causeries aussi : l'une sur «les semences paysannes au Brésil», et la 2e, un peu plus tard sur le travail collectif mené par la Maison des Semences Paysannes du Lot…

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REVUE DE PRESSE - 25/9/16

Le collectionneur de blé

Issu d'une longue lignée de paysans bourguignons Jean François Berthellot est passionné d'agriculture biologique. Depuis ses années de lycée agricole, plus de 30 ans qu' il pratique cette agriculture en Lot et Garonne aux côtés de son épouse Cécile et maintenant de leur fils Gabriel.

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NOUVEAUX OGM - 20/9/16

OGM cachés : le Conseil d'Etat interrogera la Cour de justice européenne

Article paru sur Terre.net

Paris, 19 sept 2016 (AFP) - Le Conseil d'État devrait interroger la Cour de justice européenne avant de se prononcer sur de nouvelles techniques de modifications génétiques des plantes accusées de produire des « OGM cachés », échappant à toute réglementation, a estimé le rapporteur public lors d'une audience lundi.

Le Conseil avait été saisi par neuf associations (Confédération paysanne, Réseau semences paysannes, Les Amis de la Terre...) qui réclament le retrait d'un décret excluant la mutagénèse de la réglementation OGM.

La mutagénèse consiste à modifier les propres gènes d'une plante, contrairement à la transgénèse qui introduit un gène extérieur et produit des OGM (organismes génétiquement modifiés), qui sont soumis à une réglementation particulière.

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REVUE DE PRESSE - 19/9/16

Bayer/Monsanto : une menace pour la diversité agricole ?

On ne pourra pas reprocher à Bayer de s’embarrasser du ‘’qu’en dira-t-on’’. Mercredi dernier, le groupe allemand annonçait qu’il rachetait l’américain Monsanto : une des entreprises les plus détestées au monde. Montant de la transaction : 59 milliards d’euros. Sachant qu’a priori, les dirigeants de Bayer sont des gens raisonnables, comment expliquer une telle prise de risque, à un tel prix ?

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REVUE DE PRESSE - 17/9/16

L’association Graines de Noé lutte pour le maintien de la biodiversité

Article paru sur RFI

Aujourd’hui, il est de plus en plus question d’agriculture biologique, d’agriculture raisonnée et même d’agroécologie. Il faut donc apprendre ou réapprendre à cultiver sans apport en engrais et produits chimiques.

Bernard Ronot est céréalier en Côte d'Or. Il a fait sa reconversion à l'agriculture biologique à 55 ans. Pour cela, il faut passer d’une agriculture conventionnelle à une agriculture biologique, libérée des engrais et des produits chimiques de synthèse (insecticides, herbicides, fongicides,…) qui détruisent l'environnement, polluent les nappes phréatiques, tuent la biodiversité et rendent malades les agriculteurs qui les utilisent. Cela l'a amené à s'intéresser aux variétés de blés anciens oubliés depuis la révolution verte (chimique) des années 1950.

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REVUE DE PRESSE - 15/9/16

2e fête des semences paysannes

Article paru dans La Dépeche

Dimanche 18 septembre, qu'aura lieu, de 10 heures à 19 heures, à la Ferme des Trois Lacs de Dominique et César Morano, à Espédaillac, la 2e édition de la Fête des Semences Paysannes, l'occasion de découvrir les semences et ceux qui les cultivent… Toute la journée, troc de graines et de plants, ateliers sur les semences potagères, marché paysan et associatif, films, animations musicales, activités pour les enfants…

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REVUE DE PRESSE - 13/9/16

L’Amap fait son bilan

Vendredi dernier, les amapiens de Chalosse se sont retrouvés à l'occasion de l'assemblée générale de l'Association pour le maintien d'une agriculture... Vendredi dernier, les amapiens de Chalosse se sont retrouvés à l'occasion de l'assemblée générale de l'Association pour le maintien d'une agriculture paysanne (Amap), qui a suivi la traditionnelle distribution des paniers. Jean-Claude Lucas, un des trois coprésidents avec Valérie Seguarra et Erika Jeunecourt, a rappelé la situation difficile de Jean-Marie Lalanne, le maraîcher de l'Amap qui, entre les champs de culture et les serres, se bat contre la chaleur et la sécheresse.

 

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REVUE DE PRESSE - 8/9/16

Fête des semences paysannes du Lot

Paru sur http://coquelicausse.fr

Après le succès populaire de la première édition en 2014, La Maison des semences paysannes du Lot organise une nouvelle fête et sera cette fois ci dans un cadre paysan à la ferme des trois lacs à Espédaillac.

Un regard sera porté sur l’international et notamment sur ce qui se passe au Brésil. Partout dans le monde, la résistance s’organise, mais c’est bien du Brésil que ce sont formées les premières MSP. Altaïr Machado, chercheur en sélection participative sera présent pour témoigner du travail effectué par les précurseurs.

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REVUE DE PRESSE - 26/8/16

Miam ! Du maïs paysan dans mon assiette !

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REVUE DE PRESSE - 26/8/16

Le sale coup porté par la loi biodiversité aux échanges de semences entre jardiniers amateurs

La loi sur la biodiversité soumet paradoxalement l'échange de semences entre jardiniers amateurs à de nouvelles contraintes sanitaires. L'échange entre agriculteurs est en revanche facilité.

La loi pour la reconquête de la biodiversité, promulguée le 8 août, se révèle finalement très ambivalente en matière d'échange de semences. Si elle contient une disposition favorable à l'échange de semences entre agriculteurs, un deuxième article aboutit à l'effet inverse de l'objectif recherché en imposant de nouvelles contraintes aux échanges entre non-professionnels.

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REVUE DE PRESSE - 29/7/16

La loi Biodiversité enfin adoptée : des progrès, des regrets, voici le bilan

29 juillet 2016 / par Marie Astier (Reporterre)

Annoncée au début du quinquennat de François Hollande, la loi sur la biodiversité a finalement été adoptée. Reporterre fait le bilan d’un texte ballotté entre les pressions des lobbys et les hésitations des parlementaires.

Après un périple de plus de deux ans, la loi pour la reconquête de la biodiversité, de la nature et des paysages a été définitivement adoptée le 20 juillet dernier. Elle avait d’abord dû attendre quasiment un an pour arriver, après un passage en conseil des ministres, devant l’Assemblée nationale. Puis de nouveau patienter plus de 9 mois pour sa première lecture en séance publique au Sénat. Le jeu de ping-pong entre les deux chambres a ensuite duré le temps de trois lectures au Sénat et quatre à l’Assemblée nationale, pour que cette dernière emporte la partie, il y a une semaine.

Avec ce texte, il s’agit d’« agir non plus contre la nature mais avec elle et de la traiter en partenaire », explique la ministre de l’Environnement, Ségolène Royal, dans le dossier de presse de présentation du texte. La secrétaire d’État chargée de la Biodiversité, Barbara Pompili, parle quant à elle d’un texte « réaliste et ambitieux ». Les associations de protection de l’environnement (FNE, WWF, LPO, FNH, Humanité et Biodiversité, Agir pour la biodiversité, ANPCEN), qui ont suivi de près le parcours du texte, sont plus mitigées et notent dans leur déclaration commune « de réelles avancées, malgré des occasions manquées ». Même constat pour le collectif Semons la biodiversité, qui regrette des « avancées inachevées ». Les mêmes avancées sont saluées par les parlementaires écolos, qui parlent tout de même d’une « loi fragile ». Alors que peut-on retenir ? L’inventaire des mesures de ce nouveau texte serait presque digne de Jacques Prévert.

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REVUE DE PRESSE - 7/7/16

Jours de rencontres avec les Faucheurs volontaires

Article paru sur Ladepeche.fr

La semaine prochaine, les Faucheurs volontaires seront à Foix et à La Bastide-de-Sérou pour trois jours de rencontres organisées en marge de leur assemblée générale. Laquelle se tiendra en Séronais le vendredi 15 juillet. Mais avant cette date, les Faucheurs seront présents sur le festival Résistances, qui débute à Foix ce vendredi. Le collectif participera aux projections de courts-métrages prévues, dans le cadre du Résistances «off», les mercredi 13 (de 14 heures à 15 h 30) et jeudi 14 juillet (de 11 heures à 12 h 30). Des séances suivies de discussions sur les thèmes «Luttes à l'international» (le mercredi) et «Actions et moyens de lutte» (le jeudi).

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REVUE DE PRESSE - 25/5/16

Nouveaux OGM : « Le débat est manipulé »

Article paru sur Pour la Science

« Nouveaux OGM », « OGM cachés », NPBT... Tous ces noms désignent la même chose : de nouvelles techniques d'obtention des plantes et leurs produits. S'agit-il d'OGM ? Le débat fait rage, mais la question est-elle la bonne ?

Entretien avec Yves Bertheau - Propos recueillis par Marie-Neige Cordonnier

Par quelle technique ce maïs a-t-il été obtenu ? Si la Commission européenne décide que les nouvelles techniques de modification des plantes ne nécessitent pas la même procédure de suivi et d'étiquetage que celles produisant les OGM classiques, rien ne le distinguera, sur le plan réglementaire, d'un maïs naturel... Verdict prévu fin 2016.
© Shutterstock.com

Pour en savoir plus

E. Charpentier et P. Kaldy, CRISPR-Cas 9, l'outil qui révolutionne la génétique, Pour la Science N°456 - octobre 2015.
Depuis quelques années, de nouvelles techniques d'obtention des plantes, rassemblées sous le nom de NPBT (new plant breeding techniques), ont émergé, telles que CRISPR-Cas et les nucléases à doigt de zinc, deux systèmes d'édition du génome mis au point récemment. En 2007, la Commission européenne a engagé une réflexion sur ces nouvelles techniques et leur réglementation : entrent-elles dans le cadre de la législation des OGM (organismes génétiquement modifiés) ou non ? Si tel est le cas, chaque plante produite doit faire l'objet d'une autorisation, après évaluation, et d'un étiquetage. Début 2016 en France, cette question a plongé le Haut conseil des biotechnologies (HCB) dans une crise profonde. L'éclairage d'Yves Bertheau, chercheur Inra au Muséum national d'histoire naturelle et récent démissionnaire du comité scientifique du HCB.

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REVUE DE PRESSE - 24/5/16

De la gestion des semences à l’amélioration agro-écologique du système

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REVUE DE PRESSE - 13/5/16

A La Vacquerie, une autre façon de cultiver à la bourse d'échange de graines

Article paru sur Midi Libre.fr

Malgré un 1er mai assez froid, la bourse d'échange de graines et de plants, organisée par le collectif des Semeurs du Lodévois-Larzac et soutenue par la municipalité, a eu une bonne fréquentation.

Le marché de la Bascule avec des producteurs locaux s'était installé devant "La Grange". Les stands associatifs se trouvaient à l'intérieur plus à l'abri et ils étaient nombreux : le collectif des Semeurs, Bede, Paysarbre, Réseau semences paysannes, Fruits oubliés, Silence, Nature et Progrès, Terre en partage, Faucheurs volontaires, Les jardins de Tara, Jardin du Bousquet, Confédération paysanne...

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LOI BIODIVERSITÉ - 13/5/16

Loi biodiversité : ce qui va faire débat entre le Sénat et l'Assemblée

Article de Rachida Boughriet paru sur actu-environnement.com

L'interdiction des néonicotinoïdes, la taxe sur l'huile de palme, les missions de l'Agence française pour la biodiversité, les zones agricoles favorables aux espèces… Autant de sujets de discorde entre les deux chambres, après le vote du Sénat.

 

Dans la nuit du jeudi 12 au vendredi 13 mai, le Sénat a adopté en seconde lecture, en séance publique, le projet de loi cadre sur la biodiversité. Mais c'est une version modifiée que la Chambre haute a validée par 156 voix pour et 52 contre.

Le texte doit faire l'objet d'une commission mixte paritaire (CMP) chargée de trouver une version commune avec l'Assemblée nationale qui a adopté, en seconde lecture, la loi le 17 mars dernier. Cette commission pourrait se réunir le 25 mai. Or, des gros points de désaccord persistent. Parmi ces sujets qui devraient valoir des discussions animées entre les représentants de l'Assemblée et du Sénat, l'interdiction des pesticides néonicotinoïdes (article 51 quaterdecies) néfastes pour les abeilles. Les sénateurs refusent de fixer la date d'interdiction totale de ces produits au 1er juillet 2020, comme le souhaitait le Gouvernement. Les députés proposaient de bannir les néonicotinoïdes à compter de septembre 2018. "Une interdiction totale des substances néonicotinoïdes serait en totale contradiction avec le droit européen", ont réaffirmé les sénateurs les Républicains dans leur amendement.

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REVUE DE PRESSE - 12/5/16

Le pain au levain : un aliment fermenté insoupçonné !

Direction maintenant la Bretagne à la découverte du pain au levain. Un pain qui fermente donc grâce au levain et non pas à la levure. Ce qui lui confère un goût particulier mais aussi de nombreux atouts santé comparé au pain classique.


Le pain au levain : un aliment fermenté insoupçonné !

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REVUE DE PRESSE - 30/4/16

A qui appartient la petite graine ?

Les semences, clé de la biodiversité

C'est avec elles que tout commence, c'est d'elles que partent toutes les plantes présentes sur terre : les graines.

Alors que la diversité des espèces végétale sur notre planète se réduit d'une façon inquiétante (une espèce animale ou végétale disparait toutes les 20 minutes), la question des semences est centrale.

Grâce à des banques de semences, des associations et des agriculteurs biologiques tentent de préserver des exemplaires des différentes espèces avant qu'elles ne disparaissent. Et donc garantir la biodiversité.

C'est également le but avancé par les autorités publiques et les industries semencières pour justifier la multiplication des brevets, détenus par de grandes entreprises semencières, et la constitution d'un catalogue officiel des espèces végétales.

Mais alors, à qui profite la petite graine ? Et comment la sauver de la disparition ?

 

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REVUE DE PRESSE - 30/4/16

Nouvelles techniques de sélection des plantes : OGM ou pas OGM ?

Article paru sur Science et Avenir

Par Loïc Chauveau

Les variétés de plantes créées grâce aux nouvelles techniques permises par les progrès de la génomique doivent-elles être considérées comme des OGM ? Le débat, vif, perturbe le Haut Conseil des biotechnologies. Le point en 5 questions.

L’onde de choc de la démission de 7 ONG du Haut Conseil des biotechnologies (HCB), le 13 avril 2016, ne cesse de se faire ressentir. Source de leur colère : un projet d’avis favorable aux nouvelles techniques de sélection des plantes (NPBT, selon le sigle de l’anglais new plant breeding technics) émis par le conseil scientifique du HCB qui n’a pas pris en compte les commentaires défavorables d’un de ses propres membres. Ce scientifique, Yves Bertheau, directeur de recherche Inra au Muséum national d’histoire naturelle, a également démissionné. La France n’est pas le seul pays à tenter de donner un statut à ces techniques issues d’un séquençage de l’ADN plus rapide et moins cher. Les États-Unis revoient eux aussi leur réglementation et l’Union européenne tarde à émettre un avis juridique sur la question. L’enjeu ? Classer ou non les variétés culturales issues de ces techniques dans la catégorie des organismes génétiquement modifiés (OGM).

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REVUE DE PRESSE - 25/4/16

Jardin’Envie propose des variétés paysannes

L’heure est au repiquage de basilic ces jours-ci à Jardin’Envie.

Sauver -et même développer- les variétés paysannes qui se reproduisent en plein champ. Depuis presque 15 ans, Eric Marchand et Valérie Peyret cultivent, au sein de Jardin‘Envie, cette idée que les fruits et légumes issus de semences paysannes, souvent des variétés anciennes, possèdent un vrai bon goût et une valeur nutritive de 10 à 20 fois supérieure aux variétés dites conventionnelles -ou industrielles.

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REVUE DE PRESSE - 13/4/16

Batailles et polémiques autour des nouveaux OGM

Article paru dans le Monde le 12 avril 2016

 

Que sont les « nouveaux OGM » ? Doit-on les réglementer ? Le peut-on seulement ? Présentent-ils des risques spécifiques ? Et, si oui, comment les évaluer ? Ces questions comptent actuellement parmi les plus brûlantes sur l’utilisation des biotechnologies dans l’agriculture, et pourraient bien faire exploser le Haut Conseil des biotechnologies (HCB). Après avoir émis, en début d’année, un avis controversé sur ces « nouveaux OGM » – jugé par ses détracteurs trop favorable aux intérêts industriels –, l’institution chargée d’éclairer la décision publique sur l’ingénierie génétique est plongée dans la crise.

Lundi 11 avril, l’un des vice-présidents du comité économique, éthique et social (CEES) du HCB, Patrick de Kochko, par ailleurs coordinateur du réseau Semences paysannes, a ainsi annoncé sa démission – nouvel épisode d’un psychodrame qui dure depuis le début d’année. Une semaine plus tôt, l’institution devait ajourner son assemblée générale après que huit organisations de la société civile (Les Amis de la Terre, Semences paysannes, France Nature Environnement, Confédération paysanne, etc.) eurent appelé à manifester devant l’école AgroParis Tech, où la réunion devait se tenir. Ces mêmes ONG siégeaient encore, quelques semaines auparavant, au sein du CEES de l’institution, avant qu’elles ne suspendent avec fracas, fin février, leur participation à ses travaux…

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REVUE DE PRESSE - 13/4/16

Après les OGM, les NBT !

Article paru dans Le Canard Enchaîné le 6 avril 2016

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REVUE DE PRESSE - 7/4/16

Inquiétudes et controverse autour des « nouveaux OGM »

Article paru sur Le Monde

Nouveau signe des inquiétudes suscitées par les « nouveaux OGM », une manifestation a eu lieu mercredi 6 avril devant l’école AgroParisTech, à Paris, où devaient se réunir, en assemblée plénière, les membres du Haut Conseil des biotechnologies (HCB). Leur réunion a dû être annulée du fait de la manifestation.

A l’initiative du mouvement, huit associations qui ont suspendu depuis février leurs travaux avec le HCB sur les nouvelles techniques de modification génétique : Les Amis de la Terre, la Confédération paysanne, la Fédération nationale de l’agriculture biologique, France nature environnement, Greenpeace, le Réseau semences paysannes, l’Union nationale de l’apiculture française, et l’Association de consommateurs Cnafal. Elles protestent contre « la falsification de l’expertise scientifique officielle » et « les OGM cachés ». Explications.

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LOI BIODIVERSITÉ - 29/3/16

Semences paysannes : feu vert de l'Assemblée à une ouverture plus large des échanges

Les députés ont accepté d'ouvrir les échanges de semences entre agriculteurs dans le cadre du projet de loi sur la biodiversité. Ils ont aussi voté une disposition favorable aux utilisateurs non professionnels.

L'Assemblée nationale a rétabli le 16 mars dans le projet de loi sur la biodiversité les dispositions qui étendent l'échange de semences entre agriculteurs sans qu'il soit nécessaire d'être membre d'un groupement d'intérêt économique et environnemental (GIEE). Ces dispositions avaient été votées par le Sénat en janvier mais remises en cause début mars par la commission du développement durable de l'Assemblée.

Les députés ont adopté trois amendements de rétablissement identiques présentés par l'ancienne ministre de l'Ecologie Delphine Batho, la rapporteure du projet de loi Geneviève Gaillard et des députés écologistes. "Il s'agit d'échange non commercial de semences. Cette proposition ne fait pas concurrence à la vente de semences. Elle ne concerne que des semences non brevetées. Ainsi, le libre échange des semences ne conduira pas comme le disent certains à déconsidérer le travail des semenciers et à nuire au commerce extérieur", a expliqué la députée écologiste Brigitte Allain.

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LOI BIODIVERSITÉ - 23/3/16

Le Réseau semences paysannes veut « confirmer et consolider les avancées »

Article paru sur La France Agricole

© Pascal Crapon/GFA

Après le Sénat, l’Assemblée nationale a à son tour introduit de nouveaux articles concernant les semences au cours de sa deuxième lecture de la Loi sur la biodiversité.

En vue de la seconde lecture du texte par les sénateurs annoncée en mai, le Réseau semences paysannes indique qu’il « continuera son travail avec ses partenaires du collectif Semons la Biodiversité pour confirmer et consolider les avancées » obtenues selon lui au cours de la discussion. Des avancées qu’il liste dans un communiqué du 22 mars.

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LOI BIODIVERSITÉ - 10/3/16

Les députés remettent en cause le libre échange des semences entre agriculteurs

Article paru sur http://www.actu-environnement.com/

La commission du développement durable de l'Assemblée revient sur l'ouverture des échanges de semences entre agriculteurs votée par le Sénat en janvier. La reproductibilité des semences fait aussi débat.

La deuxième lecture du projet de loi sur la biodiversité va-t-elle être fatale aux semences paysannes ? Les membres de la commission du développement durable de l'Assemblée nationale ont en effet supprimé le 2 mars deux dispositions introduites par les sénateurs en janvier en faveur d'une meilleure diffusion de ces semences.

Les députés ont en revanche conservé, en précisant toutefois leur rédaction, les dispositions du texte visant à empêcher que des brevets soient déposés sur des éléments issus du vivant, interdisant aux agriculteurs la poursuite de leur culture.

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REVUE DE PRESSE - 3/3/16

«La semence paysanne, le choix de l'autonomie»

Article paru sur La Dépêche.fr

Charleyne Barthomeuf, de l'ADEAR./DR

Charleyne Barthomeuf est animatrice à L'Association pour le Développement de l'Emploi Agricole et Rural du Gers. L'ADEAR organise vendredi 4 mars, une rencontre autour des semences paysannes, au Dôme de Gascogne d'Auch.

Que sont les semences paysannes ?

Les semences paysannes sont issues d'anciennes semences ressemées. Aussi appelées «populations», elles ont une grande variabilité génétique, contrairement aux semences certifiées et protégées par des brevets. Cette variété permet d'adapter plus facilement les graines au terroir et au climat.

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REVUE DE PRESSE - 2/3/16

Les pirates des semences veulent privatiser le vivant

Article paru sur REPORTERRE

Par Guy Kastler et Patrick de Kochko

Les biotechniques dites d’« édition de gènes » doivent-elles être soumises à la réglementation sur les OGM ? La bataille pour le déterminer a déjà commencé auprès des gouvernements et des institutions supranationales. L’enjeu est capital, expliquent les auteurs de cette tribune, car la bio-industrie entend régner sans entrave sur les semences.
Guy Kastler et Patrick de Kochko sont membres du Réseau semences paysannes.


Du 15 au 17 février, 80 orateurs de l’industrie, de la recherche et de divers gouvernements se sont relayés à la tribune de l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) [1], à Rome, pour faire disparaître la réglementation sur les organismes génétiquement modifiés (OGM) derrière un épais nuage de fumée. L’enjeu est de savoir si les New breeding techniques (NBT, nouvelles techniques de reproduction) relèvent ou non de la réglementation OGM. Ces techniques, dites « d’édition de gènes », permettent d’activer ou d’inactiver une partie du génome ou d’insérer un fragment d’ADN de la même espèce ou d’une autre espèce. Aucun statut juridique n’entoure aujourd’hui ces NBT. Certains espèrent qu’elles seront exclues de la réglementation sur les OGM, qui impose des évaluations et des procédures d’autorisations de mise sur le marché.

L’argumentation de leurs promoteurs relève d’un sophisme déroutant : les innovations paysannes (fermentation, compostage…) sont des biotechnologies ne produisant pas des OGM, toutes les biotechnologies ne produisent donc pas des OGM, les New Breeding Techniques, étant de nouvelles biotechnologies de modification génétique, ne font qu’accélérer les sélections traditionnelles et ne produisent donc pas d’OGM.

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LOI BIODIVERSITÉ - 4/2/16

Les sénateurs fixent des limites à la brevetabilité du vivant

Article paru sur http://www.actu-environnement.com/

Le Sénat a voté un amendement au projet de loi sur la biodiversité qui interdit le brevetage des gènes natifs. Les défenseurs des semences paysannes, mais aussi le Gouvernement et le GNIS, se réjouissent de cette avancée.

Les sénateurs ont adopté mercredi 20 janvier en séance publique plusieurs amendements au projet de loi sur la biodiversité visant à limiter le brevetage du vivant. Une avancée saluée à la fois par la ministre de l'Ecologie, Ségolène Royal, les professionnels des semences et par les défenseurs des semences traditionnelles.

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LOI BIODIVERSITÉ - 3/2/16

Breveter le vivant : faut-il l'autoriser ?

Article paru sur sciences et avenir

Le Sénat a dit "non". Au cours de l’examen de la loi sur la biodiversité, il a étendu l’interdiction de brevetage des fruits et légumes et de leurs composants génétiques issus de procédés biologiques.

CROISEMENT.

Depuis les débuts de l’agriculture, l’homme sélectionne les plantes les plus productives et les plus résistances en les faisant se croiser. Les techniques se sont affinées tout au long du 20e siècle avec les progrès réalisés sur la connaissance de la génétique, notamment à partir des lois de Mandel. La découverte de l’ADN en 1953 puis le séquençage des génomes de plantes et d’animaux ont permis de mieux cibler les marqueurs génétiques porteurs de gènes d’intérêt (résistance à la sécheresse et à des pathogènes, productivité). L’hybridation devient plus précise. Il est en effet désormais possible d’introduire avec précision dans une plante cultivée un caractère présent dans une variété rustique. Cette technique n’est pas aujourd’hui considérée comme une modification génétique, puisqu’il n’y a pas introduction d’un gène étranger à la plante par transgenèse.

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LOI BIODIVERSITÉ - 22/1/16

Loi biodiversité : les citoyens soumettent leurs idées aux élus pour empêcher la privatisation de la nature

Article paru sur Bastamag PAR SOPHIE CHAPELLE 20 JANVIER 2016

Les sénateurs examinent le nouveau projet de loi sur la biodiversité de Ségolène Royal, alors que de nombreuses espèces animales et végétales sont menacées de destruction. Le Parlement a lancé en amont une consultation citoyenne à laquelle environ 9300 personnes ont participé. Une partie d’entre elles appellent à refuser la privatisation des gènes des plantes, à empêcher la dissémination de nouveaux OGM, à interdire les insecticides les plus dangereux, à sanctionner la biopiraterie, et à se méfier des mesures de compensation… Les élus suivront-ils les recommandations des citoyens ?

En France, seulement un quart des espèces animales et végétales « d’intérêt communautaire » – dont la protection est jugée prioritaire par l’Europe – sont en bon état de conservation [1]. À l’inverse, une espèce sur quatre est en très mauvaise posture pour sa survie, en particulier parmi les mollusques, les poissons et les amphibiens, rendus vulnérables par la destruction de leurs habitats. 40 ans après la première loi de protection de la nature, les sénateurs ont entamé le 19 janvier l’examen du projet de loi « Reconquête de la biodiversité, de la nature et des paysages ».

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LOI BIODIVERSITÉ - 21/1/16

LOI SUR LA BIODIVERSITÉ : LES PRINCIPAUX ENJEUX DU TEXTE DÉBATTU AU SÉNAT

Pour rappel le Réseau Semences Paysannes est membre du collectif "Semons la Biodiversité"

Article paru sur Novethic le 19 janvier 2016

Après un parcours chaotique de trois ans, le projet de loi sur la biodiversité est enfin examiné par le Sénat jusqu'au 26 janvier. Cette loi doit assurer une meilleure prise en compte de la biodiversité, 40 ans après la loi de protection de la nature. Retour sur les différents points importants du texte, avec des avancées, comme le régime d’accès aux ressources génétiques, et des abandons, comme l'interdiction des pesticides néonicotinoïdes.

La forêt amazonienne, en Guyane, est une grande source de biodiversité pour la France.
iStock

Il aura fallu près d’un an pour que le texte soit de nouveau débattu au Parlement ! Après avoir été adopté en première lecture à l’Assemblée nationale en mars 2015, le projet de loi relatif à la biodiversité passe enfin devant le Sénat à partir de ce mardi 19 janvier, et jusqu’au 26 janvier. Une loi très attendue, car la dernière grande loi sur le sujet, celle sur la protection de la nature, date de 1976.

Le texte a été présentée par le prédécesseur de Ségolène Royal, Philippe Martin, en 2013. Il aura donc fallu près de trois ans au gouvernement pour faire avancer ce chantier. Pourtant, la France est loin d’être bonne élève en la matière... Beaucoup de retard a notamment été pris au regard des engagements internationaux. Que contient donc ce projet ? Quelles en sont les principales implications pour les entreprises ?

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LOI BIODIVERSITÉ - 21/1/16

Confédération paysanne et Réseau Semences paysannes saluent l’interdiction votée par les sénateurs

ARTICLE PARU SUR LA FRANCE AGRICOLE

 

La Confédération paysanne et le Réseau semences paysannes estiment toutefois que les sénateurs ne sont malheureusement pas allés au bout puisqu’ils ne se sont prononcés que sur le brevetage des gènes, et non des combinaisons génétiques non encore connues.

La Confédération paysanne et le Réseau semences paysannes saluent dans un communiqué commun paru jeudi l’interdiction votée par les sénateurs le 20 janvier 2016 du brevetage des gènes natifs, ainsi que l’annulation par l’Office européen des brevets d’un brevet établi par Monsanto sur des melons rendus résistants à une maladie virale après un simple croisement avec des melons traditionnellement cultivés en Inde.

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LOI BIODIVERSITÉ - 21/1/16

Le Sénat va-t-il confier la protection de la biodiversité à des banques ?

Pour rappel le Réseau Semences Paysannes fait partie du collectif Semons la biodiversité.

Article paru sur Mediapart le 21 janvier 2016

Le projet de loi relatif à la biodiversité arrive au Sénat ce mardi 19 janvier. Les associations demandent la suppression de toute référence aux « réserves d'actifs naturels », ces banques d'un nouveau genre qui font du blé en prétendant préserver la biodiversité. Seront-elles entendues ?

C'est l'un des sujets les plus controversés du projet de loi sur la biodiversité : les Sénateurs vont-ils suivre les associations qui demandent la suppression de toute référence à la notion de « réserves d’actifs naturels » ? FNE, FNH, LPO, Humanité et biodiversité en font la demande dans leur proposition d'amendement n°23. Exigence portée également par le collectif Semons la biodiversité (Confédération paysanne, Attac France, FNAB, Artisans du monde, Amis de la Terre etc) dans la proposition d'amendement n°9. Et c'est la proposition n°1 d'une série d'amendements sur les enjeux de compensation écologique établis par des chercheurs travaillant sur le sujet.

Cette proposition n'est pas nouvelle. Attac France, Bretagne Vivante, NACICCA et d'autres la portaient déjà lors de la présentation de ce projet de loi devant l'Assemblée nationale en mars 2015 (voir ce 4 pages explicatif et cette tribune). Il semble qu'elle soit aujourd'hui encore plus largement soutenue. Les sénateurs écologistes l'ont reprise à leur compte dans la proposition d'amendement n° 429 qui sera débattue au Sénat.

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REVUE DE PRESSE - 18/1/16

Une variété de blé révolutionnaire...

Découvrez des variétés de blé très étonnantes, anciennes qui pourraient revenir au gout du jour.

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RENCONTRES EMMAÜS - 13/1/16

Autonomie et gestion collective des communs agricoles

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REVUE DE PRESSE - 7/1/16

Blés anciens : le geste auguste du semeur

Article paru sur la Depeche.fr

A l'initiative du collectif «Grains de Pollen» , des blés anciens ont été semés, cet automne, à Montbrun-Lauragais./ Photo DDM, A. P.

Entre autres particularités, la commune de Montbrun-Lauragais héberge une parcelle de sauvegarde du «delphinium verdunense», petite fleur bleue messicole protégée.

Pour mémoire, c'est Lionel Belhacène, un naturaliste voisin, qui avait découvert, il y a une dizaine d'années, la présence de cette petite plante protégée que l'on pensait perdue dans la région, victime des grandes cultures et surtout des pesticides.

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REVUE DE PRESSE - 1/1/16

Les députés européens interpellés à la veille du vote sur le brevetage du vivant

Le Réseau Semences paysannes et la Confédération paysanne estiment que le projet de résolution qui s’oppose au brevet va faciliter la biopiraterie. À l’inverse, le Copa-Cogeca juge que l’utilisation du brevet pose un risque majeur pour l’agriculture européenne.

Le Réseau Semences paysannes et la Confédération paysanne appellent dans un communiqué paru mardi le Parlement européen à réagir, « face à l’émotion créée par la décision de la Grande Chambre de l’Office européen des brevets qui a confirmé le 25 mars dernier la brevetabilité des plantes issues des procédés naturels tels que le croisement et la sélection ».

 

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REVUE DE PRESSE - 16/12/15

Le brevetage des plantes repousse ses limites

Article paru sur La Croix

L’Office européen des brevets s’est dit favorable à la protection des plantes issues de procédés biologiques, comme le croisement ou la sélection. Une décision qui fait craindre une appropriation du vivant.

SPL / BSIP
Les plantes issues de procédés biologiques doivent remplir trois critères pour être brevetées.

Sourde mais cruciale, une drôle de question se pose en Europe depuis plusieurs mois: un brocoli peut-il faire la révolution? Des semenciers, des experts en bioéthique, des juristes, des citoyens redoutent cette singulière perspective depuis une décision de l’Office européen des brevets (OEB), chargé de protéger les inventions dans tous les domaines.

En mars dernier, la Grande Chambre des recours, instance solennelle située au sommet de l’organisation et qui a pour mission d’interpréter le droit, s’est prononcée en faveur du brevetage de deux plantes obtenues par des méthodes classiques – soit par croisement ou sélection, mais sans recours aux OGM. Pour les plus inquiets, c’est le point de départ d’une appropriation du patrimoine naturel par les géants des biotechnologies et, à long terme, un risque pour la souveraineté alimentaire des États.

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REVUE DE PRESSE - 15/12/15

La Déclaration sur les droits des paysans

A l’occasion de la Journée mondiale des droits de l’Homme, FIAN Belgium sort une capsule vidéo sur la Déclarations des Nations Unies sur les droits des paysan-ne-s.
Pourquoi cette Déclaration ? Quel en est le processus ? Quels droits pour les paysans ?
Pourquoi est-ce si important ? Quels en sont les freins ?

Toutes les réponses dans la vidéo :

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REVUE DE PRESSE - 10/12/15

Préservons la diversité des variétés

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REVUE DE PRESSE - 25/11/15

Conférence Agriculture et OGM : À qui profitent les changements climatiques ?

Une conférence organisée par l'association Inf'OGM en partenariat avec Le Réseau Action Climat, le Réseau Semences Paysannes, Peuples Solidaires-Action Aid et Biocoop République.

L' animation de la conférence a été proposée par Sophie Chapelle, journaliste à BastaMag!

La conférence s'est déroulée à la Maison des Acteurs du Paris durable le 17 novembre 2015.

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REVUE DE PRESSE - 24/11/15

La ferme de demain, écolo et prospère, existe déjà, nous l’avons visitée

Paru sur Reporterre le 9 octobre 2015

Marie Astier et Lucas Mascarello (Reporterre)

Elle aurait pu rester une ferme bretonne comme les autres, et subir la crise, comme les autres. Pourtant, quand il a repris la ferme paternelle des Petits-Chapelais, Gilles Simonneaux s’est tourné vers le bio et s’est diversifié, quand ses voisins intensifiaient et se spécialisaient. Visite guidée avec un paysan qui a redonné du sens à son métier.

- Chavagne (Ille-et-Vilaine), reportage


Une allée d’arbres fruitiers conduit le visiteur jusqu’à la cour bordée de bâtiments en vieilles pierres. Les poules picorent le carré d’herbe voisin. Au premier coup d’œil, le décor de la ferme des Petits-Chapelais, à Chavagne, en Ille-et-Vilaine, a un air désuet, mais les tracteurs au fond de la cour remettent une touche de modernité.
Arrive, d’un pas décidé, Gilles Simonneaux, qui lâche un large sourire. Cet agriculteur breton n’a pas l’air en crise. Pourtant, quand il a repris la ferme familiale en 1998, c’était un élevage laitier comme les autres et même « plutôt important », précise-t-il. « On était cinq enfants, la ferme était viable, aucun de mes frères et sœurs ne revenait, j’étais le dernier, alors j’ai repris des études agricoles. » Il convertit l’exploitation en bio dès le début. « Il fallait que ça ait du sens, justifie-t-il. Mais au bout de quelques mois j’ai trouvé que c’était assez déprimant de travailler tout seul sur l’exploitation. Alors j’ai décidé de la diversifier. »

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REVUE DE PRESSE - 24/11/15

Les communs, pour un avenir plus collaboratif

Logiciel libre, semences paysannes, jardins partagés. Derrière la notion de "communs", la volonté d'assurer à tous le libre accès aux biens universels. On en parle avec Stéphanie Gallet.

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REVUE DE PRESSE - 17/11/15

BioBreizh semences paysannes


BioBreizh semences paysannes par biobreizh

Tout au long de l'année, les producteurs BioBreizh vous proposent des légumes issus de semences paysannes comme l'oignon rosé de Roscoff, l'échalote, le chou de Lorient, le brocoli « violet du Cap » ou encore le chou-fleur... Ces souches sont sélectionnées et multipliées dans les fermes ; le producteur reproduit lui-même ses semences d'une année sur l'autre. Certaines sont d'ailleurs transmises depuis 3 générations. Elles sont appréciées pour leur résistance aux maladies et leur adaptation au terroir, au climat.
Dans l'assiette ces légumes apportent qualités gustatives et originalité par leur couleur ou leur forme.

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REVUE DE PRESSE - 11/11/15

Festival Alimenterre demain : un ciné-débat

Le film documentaire colombien « 9.70 » sera projeté.

Seconde soirée de ciné-débat, demain, à 20 h 30, dans le cadre du festival Alimenterre. Pour cette seconde soirée de projection, l'écocentre Pierre et Terre, organisateur de l'événement, a sélectionné «9.70», un film documentaire colombien réalisé par Victoria Solano en 2013.

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REVUE DE PRESSE - 4/11/15

Blé ancien : c'est maintenant qu'on sème

http://www.ladepeche.fr/

Denis Vignes a un credo : préserver les variétés anciennes, pour un pain exceptionnel./Photo Laurent Dard.

Les semailles de variétés anciennes de blé ont commencé. À la fois culture et état d'esprit, une nouvelle forme d'agriculture a de plus en plus le vent en poupe.

Juché sur un tracteur de taille tout à fait modeste, très loin des mastodontes que l'on croise sur les foires agricoles, Denis Vignes surveille d'un œil attentif son semis : il met en terre un mélange de variétés anciennes de blé. Installé à Laloubère, à la ferme Campagnole, depuis quelques années seulement, le jeune agriculteur a fait un choix radical : «Il y a une part de militantisme là-dedans», confie-t-il. En effet, son credo à lui, ce ne sont pas les champs à perte de vue, la production intensive. Pas question non plus de produits phytosanitaires. Sa production à lui est bio. Jusque-là, ce n'est pas très original, le bio avance de plus en plus. Là où Denis se démarque, c'est dans le choix de ses semences : uniquement des variétés anciennes, bien adaptées au terroir et loin des semences des grands semenciers industriels, qui ont osé poser des brevets sur le vivant.

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REVUE DE PRESSE - 3/11/15

LE BIO, LE CONVENTIONNEL ET L’OGM : LA COEXISTENCE IMPOSSIBLE ?

VIENT DE PARAÎTRE. DANS LE CADRE DES 21ÈMES CONTROVERSES EUROPÉENNES DE MARCIAC (2015)

http://www.agrobiosciences.org/

UNE DISPUTE ENTRE GUY KASTLER ( CONFÉDÉRATION PAYSANNE) ET CHRISTIAN PEES, PRÉSIDENT DU GROUPE EURALIS, MODÉRÉE PAR ANTOINE MESSEAN, (INRA). AVEC LES RÉACTIONS DU CHERCHEUR ESPAGNOL RAUL COMPES.

G. Kastler, C.Pèes, R.Compès.

C’est l’illustration même des conflits axés sur la coexistence, selon que l’on juge les OGM compatibles ou non avec les autres filières de production, conventionnelles et biologiques. Une coexistence qui fut initialement organisée par l’Union Européenne, de façon à garantir la liberté de choix pour le consommateur, la liberté de produire des agriculteurs et la liberté d’entreprendre des industriels. Une manière de ne pas trancher ? D’autant qu’il est techniquement impossible de maintenir l’étanchéité absolue entre les différents systèmes, d’où un seuil de tolérance de 0.9% défini à l’origine comme un compromis entre la volonté d’avoir la séparation la plus complète possible tout en préservant la liberté de choix. Pas si simple. Les mots généralement employés dans les débats sur cette coexistence là sont particulièrement signifiants : « pureté » des filières, « ségrégation », "contamination", "pollution"…Sans oublier les polémiques autour de ce fameux seuil de tolérance, trop bas pour les uns, trop élevés pour les autres. Reste que la dispute entre Christian Pèes et Guy Kastler, modérée par Antoine Messéan, fut certes sans concession, mais de très bonne tenue, et que les échanges qui ont suivi avec le public ont eux aussi respectés une relative courtoisie, alors même qu’il y fut beaucoup question d’armes et de guerre économiques.

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RENCONTRES EMMAÜS - 29/10/15

Seme ta Resistance – Sow your resistance

Article paru sur http://viacampesina.org/

UK, October 28, 2015) From 24th – 26th September, 250 delegates – including 2 from The Landworkers’ Alliance – from over 20 countries in 4 continents gathered in the south of France for a conference organised by the French Peasant Seed network, Reseau Semences Paysanne.

RSP was started in 2000 at the time that the first crop of GM maize was grown in France and as peasant farmers were losing their legal rights to grow and sell their non-industrial seeds. RSP was launched because they faced a situation where peasant farmers and citizens needed to organise themselves effectively or face losing their seeds, and the country face losing access to non-industrial, unpoisoned food. 15 years later, 80 organisations are working under the RSP umbrella and they are achieving a great deal.

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REVUE DE PRESSE - 26/10/15

"Cultivons la bio-diversité": une histoire de graines

Installée à Chauvigny, l'association régionale promeut l'utilisation de "semences paysannes" mais aussi la formation à leur utilisation.

 

 

 

 

 

« Cultivons la bio-diversité en Poitou-Charentes » propose régulièrement des formations aux bonnes pratiques.

Au 26, rue du Marché, deuxième étage. Un petit bureau au fond du couloir abrite les locaux de l'association régionale « Cultivons la bio-diversité », créée en 2009 à l'initiative de deux réseaux de collectifs agricoles, la fédération nationale des Civam et Agrobio Poitou-Charentes. « Nous avons aujourd'hui quelque 200 adhérents, paysans, jardiniers et même maraîchers, détaille Bruno Joly, membre fondateur et trésorier de l'association et lui-même agriculteur à Saint-Gervais- les-3-Clochers. Notre objectif est de sauvegarder, développer et promouvoir la biodiversité sous toutes ses formes et notamment par l'utilisation de semences paysannes. »

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REVUE DE PRESSE - 26/10/15

Les derniers brevets accordés sèment le trouble

France Agricole le 22 octobre 2015

« L'Office européen des brevets continue d'accorder des brevets sur des plantes et leurs caractéristiques, des semences et fruits issus de ce type de procédés », s'inquiète jeudi dans un communiqué le réseau Semences Paysannes qui explique que le droit européen des brevets interdit les brevets sur les procédés de sélection conventionnelle. Or, cet office aurait accordé un nouveau brevet à Syngenta au sujet d'un poivron sans graines issu de la sélection conventionnelle.

« Pas à pas, brevets après brevets, les géants de l'industrie semencière prennent le contrôle de notre nourriture quotidienne. A l'avenir, on pourrait même avoir besoin de demander l'autorisation pour découper un poivron en morceaux », estime Christoph Then pour la coalition « No Patents on Seeds ! ». Celle-ci demande donc la révision du droit européen des brevets pour exclure définitivement la possibilité de breveter un procédé de sélection, du matériel de sélection, des plantes, des animaux, des traits natifs, des séquences génétiques ainsi que la nourriture qui en est issue.

Des actions politiques sont déjà en cours à différents niveaux avec par exemple, la mise en place par la Commission européenne d'un groupe qui débat des brevets sur les procédés de sélection conventionnelle depuis plus d'un an et dont on attend des résultats dans les prochaines semaines. « Mais la plupart des observateurs sont sceptiques sur la possibilité d'une initiative rapide de la part de la Commission européenne qui amènerait un changement réel », ajoute encore le communiqué.

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REVUE DE PRESSE - 26/10/15

Débat. « Pourquoi et comment préserver les semences anciennes ? »

L'Amap 22 ! les Bios cageots, association qui a pour but de soutenir l'agriculture biologique locale en mettant en relation directe producteurs et consommateurs, et le comité d'animation du quartier de Robien (Car) organisent un débat, mercedi, dans le cadre du festival Alimenterre. « Pourquoi et comment préserver les semences anciennes ? » sera le thème de la soirée qui débutera par la projection du film « 9.70 », à 20 h 15, à la maison de quartier de Robien.

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REVUE DE PRESSE - 21/10/15

Dans le Larzac, des éleveurs cultivent l'autonomie

Dans la France Agricole du 21/10

Dans le Larzac, des éleveurs cultivent l'autonomie Utiliser des semences locales, éviter les médicaments et les pesticides, développer au maximum le pâturage : dans le Larzac, des éleveurs de brebis font le pari de l'autonomie, dans un but à la fois économique et environnemental.

Dans une grange du plateau karstique, pendant que ses bêtes paissent dans les champs à l'horizon embrumé, Laurent Reversat trie ses récoltes. De « gros grains d'orge » qu'il compte resemer pour nourrir les 320 brebis laitières de la ferme, située à Eygalières, près de La Cavalerie, dans l'Aveyron. « Comme les semences du commerce n'étaient pas forcément adaptées à nos problématiques locales, on s'est mis à faire de la sélection participative des fourrages et des céréales », explique à l'AFP celui qui a repris la ferme deux ans plus tôt, aux côtés de deux autres agriculteurs. Orge, seigle, avoine, mais aussi sainfoin, luzerne, dactyle ou trèfle : recueillies auprès des agriculteurs du coin, les variétés locales ont été choisies pour leur résistance ou leurs vertus antiparasitaires.

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REVUE DE PRESSE - 21/10/15

BiObernai 2015 : pour comprendre le contexte de la guerre des semences

Article de Marie-Paule Nougaret paru sur http://jne-asso.org/ Le film La guerre des graines, projeté lors du Salon BiObernai 2015, auquel un groupe de journalistes des JNE a assisté (lire ici le compte-rendu de cette soirée par Roger Cans), est une enquête formidable sur ce sujet complexe. On y prend grand plaisir à écouter les intervenants et regarder de beaux champs de blés diversifiés. Je n’en dirai pas plus, car on peut le voir sur Internet ici. Mais Carine Mayo (présidente des JNE) m’ayant demandé de parler du contexte, voici quelques repères.

Dans les années 1920-30, deux initiatives ont changé le monde des semences. Les fermiers des Etats-Unis relèvent à peine de la famine du Dust Bowl (saladier de poussière), sécheresse due aux labours et pâturages sur des surfaces immenses, sans conserver d’arbres pour retenir les sols.

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RENCONTRES EMMAÜS - 17/10/15

Rencontres Internationales

Variétés de touselle JEAN-PIERRE BOLOGNINI © RADIO FRANCE

Une émission à écouter ici

Une histoire du Réseau Semences Paysannes :


Un réseau constitué de plus de 70 organisations, toutes impliquées dans des initiatives de promotion et de défense de la biodiversité cultivée et des savoir-faire associés.
Avec :
Nourredine Ben Saadoun, de l’Association Tazdaït, le Palmier
Patrick de Kochko, ingénieur agronome et paysan et coordinateur du Réseau semences paysannes.
Robert Ali Brac de la Perrière, conseiller en gestion des ressources génétiques des plantes et coordinateur de l'association de solidarité internationale BEDE
Frédéric Latour, agronome, animateur du Réseau semences paysannes

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REVUE DE PRESSE - 16/10/15

Semences Paysannes : La gestion de la biodiversité des plantes cultivées pour l'alimentation

La Garance voyageuse, N°111, automne 2015,

Toute reproduction étant interdite sans l'accord de la rédaction www.garance-voyageuse.org

Pour télécharger la version PDF de cet article merci de cliquer ici

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RENCONTRES EMMAÜS - 8/10/15

« Les semences sont le socle de la lutte pour la souveraineté alimentaire »

Reporterre le 8 octobre 2015 / Lorène Lavocat (Reporterre)

Au village Emmaüs Lescar-Pau, dans les Pyrénées-Atlantiques, des cultivateurs du monde entier se sont retrouvés fin septembre avec une idée en tête : « Semer la résistance ».

- Lescar-Pau (Pyrénées-Atlantiques), reportage.

Sur une table, Nader Mahmoudi expose fièrement des bouquets d’épis dorés. Barbus, blonds, roux. Chez lui, en Iran, il cultive plusieurs centaines de variétés de blé. Un paysan français s’approche et lui tend un sac de graines d’épeautre : « C’est une céréale d’ici, mais elle se plaira peut-être chez vous ! » Nader ouvre de grands yeux : il n’a jamais vu cette espèce. À grand renfort de mimiques et avec l’aide d’une traductrice, les deux paysans discutent pendant plus d’une demi-heure de méthodes de culture et de conservation.


Blé contre épeautre, sorgho contre haricot, carotte contre patate. Ces échanges informels de semences et de savoir-faire fleurissent dans les allées du village Emmaüs Lescar-Pau, dans les Pyrénées-Atlantiques. Entre le 24 et le 26 septembre, plus de 250 personnes du monde entier se sont retrouvées dans ce haut-lieu de la solidarité et de la convergence des luttes.

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REVUE DE PRESSE - 5/10/15

Prenons-en de la graine…

La Dépêche.fr

Une séance de battage pas comme les autres, il s'agit là de recueillir les graines pour les replanter./Photo ferme Campagnolle

À l'appel du Réseau Semences paysannes, la ferme Campagnolle, à Laloubère, s'est investie dans une opération de sauvegarde et de conservation d'anciennes variétés de blé. Une démarche paradoxalement très moderne…

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REVUE DE PRESSE - 4/10/15

CORNIMONT : LES PETITES GRAINES DE GISÈLE LUBARDA AVEC LE RÉSEAU «SÉMENCES PAYSANNES»

Vosges Matin

Portée par l’amour de la terre et l’envie de rendre ce monde meilleur, Gisèle Lubarda est devenue ambassadrice du réseau « semences paysannes » avec pour mission d’essaimer la bonne parole.

Gisèle Lubarda est l’ambassadrice du réseau semences paysannes. À ce titre, elle sensibilise les Vosgiens à l’importance de préserver la biodiversité. (Photo H.J.)

L’image des coquelicots, des bleuets et de la camomille qui se partagent la terre des champs de céréales reste gravée en sa mémoire. Ce souvenir d’enfance, Gisèle Lubarda aimerait bien le réveiller.

Enseignante à la retraite, elle s’est passionnée pour Goethe et ses écrits relatifs à la nature lors de ses cours d’allemand. « J’ai toujours été amoureuse des céréales et plus particulièrement du vent dans les champs. C’est la vie ! » Gisèle Lubarda a souhaité concrétiser ce en quoi elle croit et consacrer son temps libre à essaimer les messages du réseau « semences paysannes » qui milite pour la défense de la biodiversité, la multiplicité des semences et des plants (lire par ailleurs).

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REVUE DE PRESSE - 3/10/15

Biodiversité : le réseau Semences paysannes recrute des jardiniers

FRANCE INFO TV

Face à la disparition en un siècle des trois quarts des fruits, légumes et céréales et à l'uniformisation des semences, la résistance s'organise. Un collectif d'associations fait appel aux citoyens pour préserver les variétés anciennes. Extrait de "13h15 le samedi" du 3 octobre.


13h15 le samedi. Le réseau "Semences paysannes" recrute des jardiniers

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REVUE DE PRESSE - 3/10/15

Graines de Rebelles

Avec L. Delahousse

L'émission : Rencontre avec Jean-Luc, Ananda et Roland, trois rebelles qui tentent de tenir tête aux semenciers en se battant pour cultiver leurs propres graines, biologiques et garantes de la biodiversité.

Le programme : 13h15, c'est un autre regard sur l'actualité. Des images, des émotions, une écriture sensible aux aventures humaines. Des histoires françaises, le feuilleton de la politique, les coulisses de la vie de tous les jours, les sagas familiales, les confidences des grands témoins.

http://www.francetvinfo.fr/replay-magazine/france-2/13h15/13h15-du-samedi-3-octobre-2015_1101025.html

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RENCONTRES EMMAÜS - 26/9/15

PAU : RENCONTRE INTERNATIONALE

Aquitaine Online.com

Le village d'Emmaüs Lescar-Pau accueille la rencontre internationale "Sème ta résistance !" à Lescar (Pyrénées Atlantiques) pour clôturer la Semaine des Semences Paysannes. Les paysan-e-s du monde ont toujours sélectionné et produit leurs semences, la majorité d'entre eux le font encore. Ces semences sont la base de notre alimentation et ....

.... un réservoir inépuisable de biodiversité. Rustiques et peu exigeantes en intrants, elles possèdent une grande diversité génétique qui les rend adaptables aux terroirs, aux pratiques paysannes ainsi qu'aux changements climatiques. Elles sont ainsi essentielles pour assurer la souveraineté alimentaire des populations les plus démunies au sud comme au nord. Pour autant, les semences paysannes sont menacées de toutes parts : interdiction par les normes industrielles, contamination par des OGM brevetés, brevets déposés sur des caractères génétiques présents naturellement dans les plantes (en témoigne les brevets récents sur des tomates riches en antioxydants naturels, ou encore sur des piments résistant à un insecte …).

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RENCONTRES EMMAÜS - 26/9/15

La liberté en germe

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REVUE DE PRESSE - 25/9/15

Emmaüs en images

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REVUE DE PRESSE - 25/9/15

Emmaüs : la guerre des semences

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REVUE DE PRESSE - 10/9/15

Mutagénèse : comment des plantes mutantes finissent dans nos assiettes

Jules Prévost / Rédaction GEO - Jeudi 10 septembre 2015

Ce terme ne vous dit probablement rien et pourtant vous avez déjà sûrement mangé des organismes modifiés génétiquement par mutagénèse : riz, tournesol, poires…Parfois vendus avec le label européen « bio ». Explications.

Nijisseiki : derrière ce mot exotique se cache une variété de poire prisée des Japonais mais très sensible à la black spot disease, une maladie qui touche feuilles et fruits des arbres. Pour régler ce problème, pendant 20 ans, des chercheurs japonais ont soumis des plants de poiriers à des radiations nucléaires, sous la forme de rayons gamma. Et puis un jour de 1981 : miracle ! Sous l'effet des radiations, les plants ont muté et l'un deux a fini par devenir résistant à la maladie. C'est ainsi que Gold Nijisseiki a fait son entrée sur le marché des semences : un produit révolutionnaire, modifié génétiquement grâce au processus de mutagénèse.

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REVUE DE PRESSE - 1/9/15

Semences paysannes et patrimoine

Les animateurs Maison des semences paysannes.

Les animateurs du projet de la Maison des semences paysannes des Hautes-Pyrénées ont fait leur réunion à Cabanac pour organiser les prochains événements. Ce projet a vu le jour en 2010 avec l'objectif de proposer à des jardiniers (ères) volontaires (une trentaine en 2014) de semer des variétés anciennes, rares et locales de blé sur une surface d'1m² dans leur jardin afin de les multiplier et restituer une grande partie de leur récolte en vue de la conservation de ce patrimoine collectif de la biodiversité cultivée.

Pour lire cet article dans sa totalité merci de cliquer ici

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REVUE DE PRESSE - 28/8/15

De la Terre à l'assiette

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REVUE DE PRESSE - 28/7/15

Un passionné de tomates cultive 450 variétés

Les fruits et légumes seraient plus chers, mais sans saveurs. C'est le constat qui ressort d'une enquête.


Un passionné de tomates cultive 450 variétés

Des fruits chers, mais peu goûteux. C'est ce qui ressort de la dernière enquête de l'association de consommateurs ACLCV. Car si le prix des fraises a augmenté (+6%) et que celui des tomates enregistre une hausse de 8%, le goût serait lui très moyen. Une équipe de France 2 a rencontré un amoureux de la tomate. Christophe Collini cultive 450 variétés différentes, toutes bio et pleines de saveurs. C'est l'une des plus grandes collections en France. Cet ancien directeur de multinationale se considère aujourd'hui comme un chercheur en goût.

Déclinaison de plats

La tomate est le fruit le plus cultivé et consommé en France. Souvent mises à contribution dans les salades ou pour farcir des viandes, les tomates peuvent aussi surprendre. Celles de Christophe Collini ont atterri dans les cuisines de deux restaurateurs. Les deux cuisiniers ont réalisé des plats avec cinq variétés de tomates de Christophe Collini. "On peut la faire en sucré , en dessert aussi, avec de la fraise, en sorbet, en confiture, c'est infini", explique Wilfrid Livio, restaurateur.

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REVUE DE PRESSE - 21/7/15

Producteurs de semences et plants : l’inscription au GNIS est-elle obligatoire ?

Article paru dans Inf'OGM en Juillet ; par Frédéric PRAT

Producteurs de semences et plants : l’inscription au GNIS est-elle obligatoire ?

Depuis quelques mois, le Groupement national interprofessionnel des semences et plants (GNIS) incite les producteurs de semences et plants en agriculture biologique à se déclarer en tant que tels chez lui. Le réseau semences paysannes (RSP), alerté par des producteurs inquiets de cette obligation, en a profité pour faire un point précis sur les limites de la réglementation [1].

Pour lire l'intégralité de cet article, cliquez ici.

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REVUE DE PRESSE - 25/6/15

Face aux multinationales qui veulent s’emparer de la semence, les paysans résistent par l’idée de bien commun

Article parru sur le site Repoterre le 15 juin 2015 / Lorène Lavocat et Anaïs Cramm (Reporterre)

Pendant des siècles, les paysans ont utilisé leurs propres semences, créant une biodiversité extraordinaire. Aujourd’hui, cette richesse est mise en danger par la rapacité de quelques multinationales. Leur arme ? Les droits de propriété intellectuelle. Face à cette menace, les paysans exigent que les semences restent ce qu’elles ont toujours été : des biens communs.

 

Retrouvez l'intégralité de cet article sur internet en cliquant ici.

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REVUE DE PRESSE - 24/6/15

DéCybèle!!

Newsletter n°2 - En mai, fruits et brebis

En mai, on a essaimêêê !

Le fil du voyage et des reportages se déroule dans trois nouvelles régions françaises : Midi-Pyrénées, Languedoc-Roussillon et Provence-Alpes-Côte d'Azur. Entre blés, vergers, vignes et races de brebis les expériences de la sélection végétale et animale s'étoffent. En haut de l'affiche, les paysans-boulangers ! Vous pouvez retrouver l'article du mois de mai sur Reporterre.

 

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REVUE DE PRESSE - 9/6/15

Comment les industriels brevettent la nature

Article parru dans l'OBS 89 le 07/06/2015 à 18h38 par Antoine LOUCHEZ, journaliste.

Comment les industriels brevettent la nature

Prenons un brocoli. Un légume aux multiples variétés développées au fil du temps par la nature ou la main de l’homme. Ces variétés portent en elles des caractères : telle teneur en sucre, tel goût, tel bienfait… C’est ce qu’on appelle les « traits natifs ».

Pour lire l'intégralité de cet article sur internet, cliquez ici.

 

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REVUE DE PRESSE - 2/6/15

ENTRETIENS avec Guy KASTLER et François DELMOND

Vous trouverez ici des entretiens longs en petits morceaux choisis.

Guy Kastler, paysan et résistant


Des brebis à moitié sauvage au milieu de la garrigue et une ferme encore en construction. Guy Kastler n’est pas souvent chez lui dans le Minervois. Il est à Rome au siège de la Fao, à Bruxelles ou à Paris, dans les couloirs de l’Assemblée nationale. Paysan et penseur, il défend un autre modèle agricole, depuis ses champs jusque dans l’arène politique. Depuis plus de quinze ans, son combat a un nom : semences paysannes.


Rencontre avec l’un des fondateurs du Réseau semences paysannes, syndicaliste aguerri et paysan jusqu’au bout des ongles.

Retrouvez l'intégralité de cet article ici .

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REVUE DE PRESSE - 7/5/15

Une loi pour offrir la biodiversité aux marchés financiers

Extrait de Campagnes Solidaires, Avril 2015, n°305 – page 11, magazine la Confédération Paysanne

Une loi pour offrir la biodiversité aux marchés financiers


Le projet de loi biodiversité débattu en mars en première lecture à l'Assemblée nationale se montre impuissant face la biopiraterie.

La diversité de la vie est insupportable parce qu'elle se reproduit gratuitement. Comment enrichir les riches si aucun argent n'est utilisé pour produire les biens essentiels que nous offre la nature ? En 1992, la Convention sur le diversité biologique (CDB, 1) a mis fin à ce scandale en faisant rentrer la biodiversité dans le marché. Si les peuples indigènes qui vivent de leur immersion au sein de la biodiversité sauvage sont les plus menacés, les paysans qui cultivent et élèvent la biodiversité végétale, animale, des micro-organismes des sols et des transformations fermières sont aussi la cible des marchés.

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REVUE DE PRESSE - 17/4/15

ETHNOPLANTES REVINET À JOYEUSES

article paru dans e-Tribune.fr le 16/04/2015.

 

Ethnoplantes revient les 2 et 3 Mai à Joyeuses!

LA grande nouvelle pour l'association Savoirs de Terroirs, c'est le retour d'Athnoplantes, les 2 et 3 Mai. Organisée en partenariat avec RJPAM (réseau des jardins en partage de l'Ardèche Méridionale), cette manifestation aura lieu à Joyeuses.

Retrouver l'intégralité de cet article ici.

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REVUE DE PRESSE - 31/3/15

« Interdire les brevets sur les traits natifs »

Publié dans "La France Agricole .fr"le vendredi 27 mars 2015 - 15h43

Sélection végétale

« La porte ouverte à une biopiraterie généralisée », c'est ainsi que le Réseau semences paysannes qualifie, dans un communiqué du 27 mars 2015, la décision de la grande chambre de recours de l'Office européen des brevets de valider les brevets de deux sociétés anglaise et israélienne sur « des choux brocolis contenant une certaine quantité d'une substance amère décrite comme anticarcinogène et des tomates dites "ridées" car contenant peu d'eau ».

Retrouvez l'intégralité de cet article sur internet en cliquant ici.

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REVUE DE PRESSE - 31/3/15

Conférence : quelle est la législation sur les semences ?

Article parru sur Ladepeche.fr Publié le 27/03/2015 à 03:50, Mis à jour le 27/03/2015 à 07:39
Agriculture - Sainte-Croix-Volvestre (09)

Les semences expliquées par Michel Metz, le conférencier./Photo DDM.

Michel Metz, administrateur du Réseau semences paysannes et membre de l'association Pétanielle, a répondu aux questions concernant la législation actuelle des graines et semences.

Quelles étaient ces questions ? La principale fait suite à un contrôle, le 17 mai 2013, sur le marché de Lavelanet, où un maraîcher avait été contrôlé et verbalisé pour avoir vendu des tomates hors catalogue. Les jardiniers peuvent-ils alors utiliser leurs semences et participer aux échanges de graines ?

La réponse est oui, mais il existe une réglementation.

Pour lire l'intégralité de cet article sur internet, cliquez ici.

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REVUE DE PRESSE - 24/3/15

Colzas et tournesols génétiquement modifiés : la contamination a commencé !

Article paru dans Libé le 20 Mars 2015 à 15h53 par un colledctif d'associations. reprenant le communiqué de presse du 19/03/2015

En 2013, les OGM cachés ont représenté en France près de 20 % des cultures de tournesols. (Photo Jean-Philippe Ksiazek.AFP)

TRIBUNE En décembre 2014, neuf organisations écologistes ont demandé au Premier ministre de prendre un moratoire sur la vente et mise en culture de ces plantes rendues tolérantes aux herbicides. L’absence de réponse les amène à engager un recours juridique.

Concernant la menace OGM, nous ne pouvons que féliciter le gouvernement d’avoir, par une loi promulguée le 2 juin 2014, interdit la culture de maïs génétiquement modifié. Mais c’est l’épi de maïs qui cache la forêt !
Chaque année, en France, 4 millions de tonnes de soja et maïs OGM sont toujours importés pour nourrir le bétail et les volailles que nous retrouvons dans nos assiettes.

Retrouver l'intégralité de cet article sur internet en cliquant ici.

 

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REVUE DE PRESSE - 17/3/15

En quoi les semences paysannes sont-elles une réponse au changement climatique ?

Reporterre, 16 Mars 2015, "Une minute- une question".

En quoi les semences paysannes sont-elles une réponse au changement climatique ?

 

La réponse d'Isabelle Goldringer, chercheuse à l’Institut national de recherche agronomique, à Gif-sur-Yvette ici:

http://www.reporterre.net/IMG/mp3/goldringer_isabelle.mp3

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REVUE DE PRESSE - 17/3/15

Face au changement climatique, les semences paysannes sont l’avenir de l’agriculture

Paru dans Reporterre le 17 mars 2015 / Lorène Lavocat

Face au changement climatique, les semences paysannes sont l’avenir de l’agriculture

Depuis des décennies, l’agriculture industrielle fait la guerre aux semences paysannes. Elles sont pourtant mieux armées que les variétés commerciales pour résister aux effets du changement climatique, et constituent une alternative pour nous nourrir demain.


Sous le soleil couchant, les pousses de blé se parent d’un vert éclatant. Accroupi dans la terre de sa ferme de Pont de l’Arche, à Bouchemaine dans le Maine et Loire, Florent Mercier observe avec tendresse ses 200 parcelles. « Pourquoi j’aime les blés paysans ? Ils sont beaux et si variés ! » Poulette à épi blanc, Petit rouge du Morvan, Barbu de l’Aveyron... Chacun a sa couleur, sa forme, sa saveur. Des blés pourtant délaissés et oubliés, car incompatibles avec le modèle agricole intensif qui s’est imposé durant les dernières décennies.
Résultat : moins de dix variétés fournissent aujourd’hui plus de la moitié du blé tendre produit en France. Et 80 % des légumes cultivés il y a cinquante ans ont disparu. Une perte de biodiversité qui n’est pas sans conséquence pour notre environnement et notre santé.

Retrouvez l'intégralité de cet article ici.

 

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REVUE DE PRESSE - 24/2/15

Salon de l'agriculture. Manifestation contre les brevets sur le vivant

Article paru dans Ouest-France le 23/02/2015, Par Xavier Bonnardel.

Salon de l'agriculture. Manifestation contre les brevets sur le vivant

« Non au biopiratage, non aux brevets sur le vivant ! » Ce lundi, la Confédération paysanne a manifesté dans les travées du salon de l'agriculture.


Ce lundi, la Confédération paysanne a manifesté sur les stands du Centre international de la recherche agronomique pour le développement (Cirad), de l’Institut national de la recherche agronomique (Inra) et du ministère de l’Agriculture.

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REVUE DE PRESSE - 24/2/15

Biopiraterie en France : comment des entreprises privées menacent de s’approprier des semences et des plantes

Article paru sur Bastamag.net le 24/02/2015 par Sophie Chapelle.

Biopiraterie en France : comment des entreprises privées menacent de s’approprier des semences et des plantes

Aider les chercheurs à cataloguer des semences, et se retrouver ensuite privé du droit de les planter : c’est la menace qui pèse sur les paysans français. Des entreprises privées nouent des partenariats avec des instituts de recherche publique pour collecter des graines dans les champs des éleveurs et des cultivateurs. Puis déposent des brevets, qui privatisent l’utilisation future de ces plantes et de leurs vertus, grâce à des failles réglementaires qui permettent aux multinationales de s’accaparer la biodiversité. « Aujourd’hui, un paysan qui partage ses ressources génétiques avec la recherche n’est plus protégé », dénonce la Confédération paysanne. Enquête sur ces nouveaux risques de biopiraterie.

pour lire l'intégralité de l'article cliquez ici.

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REVUE DE PRESSE - 28/1/15

Lodève : plein succès pour la bourse d’échanges de graines et plants

Lodève : plein succès pour la bourse d’échanges de graines et plants

Article paru dans le journal Midi Libre le 28/01/2015 par Monique Raynaud

 

Durant toute la durée de la manifestation, la halle Dardé n’a pas désempli.

Militants, associations, jardiniers amateurs : c'était le rendez-vous des tenants d'une agriculture respectueuse.

Animation inhabituelle ce dimanche 25 janvier à la halle Dardé, où se tenait la traditionnelle bourse d'échanges de graines et de plants organisée, comme chaque année, par le collectif Lodévois-Larzac des Semeurs volontaires, qui sont aussi, souvent, des faucheurs volontaires. De 10 h à 15 h, le lieu n'a pas désempli, et beaucoup estimaient qu'il serait bien de trouver un endroit plus vaste.

 

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REVUE DE PRESSE - 14/1/15

Agriculture. Semences paysannes lance ses programmes de sélection

Article paru dans Ouest France le 12 Janvier 2015 par Xavier BONNARDEL

Agriculture. Semences paysannes lance ses programmes de sélection

Le réseau Semences paysannes s'organise avec six plateformes régionales.

Le Réseau national semences paysannes a fait part de sa volonté de développer des programmes de sélection avec la participation de groupes d’agriculteurs. « Les semences paysannes sont sélectionnées et multipliées à la ferme. Adaptées aux conditions locales, elles savent se passer d’engrais et de pesticides. Nous nous organisons en six plateformes régionales d’essais entourées de fermes satellites. Nous postulons pour que ces groupes soient reconnus comme des groupes d’intérêt économique et environnementaux au sein desquels les semences peuvent être échangées librement entre agriculteurs, selon la loi d’avenir de l’agriculture », explique Guy Kastler, délégué général du réseau. Voir le reportage sur les semences paysannes réalisé par le magazine Terra eco.

 

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REVUE DE PRESSE - 6/1/15

Retrait du projet de loi Semences après sept ans de travaux parlementaires

Retrait du projet de loi Semences après sept ans de travaux parlementaires

Article publié sur le site TERRE-NET le 24/12/2014 par Arnaud CARPON.

 

La nouvelle Commission européenne dirigée par Jean-Claude Junker a décidé de ne pas retenir dans ses priorités la proposition de nouvelle loi régissant le secteur des semences. Un choix qui entérine sept années de débats et travaux parlementaires.

Lors de l’annonce de ses priorités pour 2015, le 17 décembre, la Commission européenne a annoncé le retrait de sa proposition de nouvelle loi Semences.

Cette nouvelle loi était destinée à moderniser et remplacer les 12 directives européennes et leurs nombreux actes secondaires régissant le commerce de semences et l’inscription au Catalogue européen. Elle faisait partie du paquet intitulé "De meilleures règles pour des aliments plus sains" - ou "better regulation", présenté au Conseil et au Parlement européens mi-2013. Mais les débats et travaux de la Commission sur cette rénovation du cadre législatif européen des semences avaient commencé en 2007 !

 

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REVUE DE PRESSE - 1/1/15

Interview de Guy KASTLER du 27 juin 2013

Interview de Guy KASTLER du 27 juin 2013

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REVUE DE PRESSE - 1/1/15

Le Réseau Semences Paysannes cultive la biodiversité dans les champs.

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REVUE DE PRESSE - 1/1/15

Loi d'avenir agricole : un pas "important" pour les semences paysannes

ARTICLE PARU SUR www.actu-environnement.com le 16 septembre 2014

La loi d'avenir agricole favorise l'échange de semences entre agriculteurs membres de GIEE et exclut les brevets en cas de contamination accidentelle. Le Réseau Semences Paysannes salue le texte mais appelle à plus de reconnaissance juridique.

Un pas "important" a été franchi selon Guy Kastler, délégué général du Réseau Semences Paysannes concernant la loi d'avenir agricole, entérinée le 11 septembre par le Parlement, qui donne la possibilité aux agriculteurs d'échanger et d'utiliser leurs propres semences ou plants.

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REVUE DE PRESSE - 1/1/15

Vidéo sur la question OGM et bio

VIDEO REALISEE PAR LA FNAB

La FNAB a réalisé une vidéo sur la question OGM et bio, avec Juliette Leroux et Daniel Evain comme intervenants.

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REVUE DE PRESSE - 1/1/15

« Quelques portes entrouvertes » (Réseau semences paysannes)

ARTICLE PARU SUR FRANCE AGRICOLE.FR LE 28/07/14

Le Réseau semences paysannes « se félicite, dans un communiqué du 24 juillet 2014, des quelques portes entrouvertes par la loi d'avenir agricole pour les semences paysannes ».


« Le Parlement a en effet reconnu le droit élémentaire des agriculteurs d'échanger leurs propres semences. Malheureusement, ce droit reste encore soumis à l'agrément des groupements d'intérêt économique et environnemental (GIEE) donné par des commissions où les multiplicateurs et les vendeurs de semences industrielles qui dominent la "profession" agricole risquent d'être largement majoritaires : accepteront-ils de bon gré que des paysans s'organisent pour ne plus acheter leurs semences chaque année ? »

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REVUE DE PRESSE - 1/1/15

Les Semences Paysannes dans un vide juridique

ARTICLE PARU DANS L'AVENIR AGRICOLE LE 18/07/2014

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REVUE DE PRESSE - 1/1/15

La Guerre des Semences

ARTICLE PARU DANS LE MAGAZINE BRETAGNE DURABLE ETE 2014

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REVUE DE PRESSE - 1/1/15

Plantes et semences paysannes

ARTICLE PARU SUR LA DEPECHE.FR LE 25/09/2014

Monfort (32) - Dimanche à Monfort

Dimanche à Monfort, Marie-Jo Portet, fermière horticole à Roquefort, proposera ses plants de plantes aromatiques et de vivaces à fleurs, lors de l'Automnale de Monfort.

Organisée par l'ADEAR 32 (association pour le développement de l'emploi agricole et rural) proche de la Confédération Paysanne et par l'association locale Natures Cultivées, cette «journée des plantes» (vivaces, simples, communes, locales, rares...) permet à une vingtaine d'autres producteurs (horticulteurs, pépiniéristes...) inscrits dans la même démarche que celle de Marie-Jo Portet, de transformer le beau village de Monfort, en jardinerie à ciel ouvert.

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REVUE DE PRESSE - 1/1/15

Avaaz's global 'ebay of seeds' - how did they get it so wrong?

ARTICLE PARU SUR http://www.theecologist.org/ LE 16 JUILLET 2014

Avaaz's global 'ebay of seeds' - how did they get it so wrong?

Julian Rose

Already 56,000 people have pledged to support a global 'internet seed swap' initiative promoted by Avaaz, writes Julian Rose. Trouble is, the plans are deeply flawed, and have been developed without consultation with major seed saving groups worldwide.

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REVUE DE PRESSE - 1/1/15

Les fraises et tomates n'ont pas assez de goût

ARTICLE PARU SUR LCI.TF1.FR le 30/07/14

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REVUE DE PRESSE - 19/12/14

Le règlement européen renvoyé aux oubliettes (réseau Semences Paysannes)
ARTICLE PARU DANS LA FRANCE AGRICOLE LE 17 DÉCEMBRE 2014

 

le règlement européen renvoyé aux oubliettes (réseau Semences Paysannes)

 

La Commission européenne a annoncé mardi aux parlementaires européens sa décision d'abandonner la réforme des règles de « commercialisation des semences », affirme le Réseau semences paysannes (RSP) dans un communiqué du 17 décembre.

 

Proposé en mai 2013, ce règlement avait été rejeté en avril 2014 par le Parlement. La Commission devait présenter une nouvelle copie mais aurait finalement décidé de mettre cette proposition de côté.

 

Pour lire l'intégralité de cet article, ciquez ici .

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REVUE DE PRESSE - 17/12/14

La privatisation des semences: un enjeu mondial
PARU DANS LE HUFFINGTON-POST LE 17 DÉCEMBRE 2014

Publication: 15/12/2014 22:27 EST Mis à jour: 15/12/2014 22:39 EST

La privatisation des semences: un enjeu mondial

 

 

Au Canada, l'adoption récente du projet de loi C-18 par la Chambre des communes, en troisième lecture, met en lumière un phénomène de plus en plus préoccupant, celui de la privatisation des semences et de leur contrôle par des compagnies multinationales. Cet enjeu, qui est présent dans les pays du Sud comme dans les pays du Nord, reste parfois méconnu. Pourtant, il représente une menace pour la souveraineté et la sécurité alimentaire des populations locales, pour la biodiversité de la planète et pour l'avenir de notre alimentation.

 

Pour lire l'intégralité de cet article, cliquez ici.

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REVUE DE PRESSE - 17/12/14

Semences paysannes, bouillon de cultures ce week-end à Mûrs-Erigné

Semences paysannes, bouillon de cultures ce week-end à Mûrs-Erigné

Accueilli par la Groupement des agriculteurs bios de Maine-et-Loire et la coordination agrobiologique des Pays-de-la-Loire, le Réseau Semences Paysannes se réunit ce vendredi et pendant trois jours à Mûrs-Erigné pour son assemblée générale nationale.
Né du combat contre les OGM, il est devenu un des acteurs clefs en France de la défense et la protection des pratiques de culture et d'échange de semences.


Frédéric Latour, l'un de ses animateurs, nous en dit plus.

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REVUE DE PRESSE - 4/12/14

Des associations déposent un recours contre un brevet de Monsanto

SOJA  Des associations déposent un recours contre un brevet de Monsanto

04/12/2014 | Afp, Paris, 3 déc 2014 (AFP) -

La coalition d'associations No patents on seeds (Nps) a déposé un recours contre un brevet européen sur le soja détenu par le géant américain des semences et de l'agrochimie Monsanto, dénonçant un « acte de biopiraterie sur le soja ».

Le recours a été déposé il y a quelques jours auprès de l'Office européen des brevets,a expliqué mercredi à l'Afp Guy Kastler, du Réseau Semences Paysannes, membre de la coalition Nps, qui regroupe des Ong comme Greenpeace. Le brevet, accordé en février 2014 à Monsanto, « concerne la sélection de plantes de soja adaptées à certaines zones climatiques », selon un communiqué de Nps.

 

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REVUE DE PRESSE - 4/12/14

Les accords commerciaux criminalisent les semences de ferme

Les accords commerciaux criminalisent les semences de ferme

Par Grain
Mondialisation.ca, 04 décembre 2014
Grain - A contre-courant Thème: Biotechnologie et OGM, Pauvreté et inégalités sociales

 

Quoi de plus normal que de conserver les semences d’une saison à l’autre ? Après tout, c’est bien comme ça que nous faisons pousser les plantes dans nos fermes et nos jardins. Et pourtant, du Guatemala au Ghana, du Mozambique à la Malaisie, cette pratique courante est transformée en délit, pour permettre à une demi-douzaine de grandes multinationales de faire des semences une propriété privée et d’en tirer de l’argent.

Mais les gens réagissent et dans plusieurs pays, la mobilisation populaire force déjà les gouvernements à mettre les plans de privatisation des semences en attente.

GRAIN présente un set de données actualisé (en anglais seulement)
qui illustre comment les accords de soi-disant libre-échange (les ALE)
sont en train de privatiser les semences dans le monde entier.

Les accords commerciaux sont devenus l’outil idéal pour les gouvernements, qui travaillent main dans la main avec les lobbies des grandes entreprises, pour faire passer les nouvelles règles destinées à restreindre le droit des paysans à se servir des semences. Jusqu’à relativement récemment, le plus important de ces accords était l’Accord de l’Organisation mondiale du Commerce (l’OMC) sur les aspects des droits de propriété intellectuelle qui touchent au commerce (ADPIC). Adopté en 1994, l’accord sur les ADPIC était, et c’est encore le cas, le premier traité international à établir des normes mondiales pour les droits de « propriété intellectuelle » concernant les semences.1 Le but est de garantir que des sociétés comme Monsanto ou Syngenta, qui dépensent de l’argent pour la sélection végétale et le génie génétique, puissent contrôler ce qui arrive à leurs semences en empêchant les agriculteurs de les réutiliser, ce qui ressemble fort aux procédés employés par Hollywood ou Microsoft pour essayer d’empêcher les gens de copier ou de partager les films ou les logiciels en attachant des verrous juridiques ou technologiques à leurs produits.

 

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ARTICLE PARU SUR NOVETHIC.FR LE 8 JUILLET 2014

MOBILISATION EUROPÉENNE CONTRE LA COURSE AU BREVETAGE DES PLANTES

Les grandes entreprises de semences déposent des centaines de demandes de brevets sur leurs produits. A ce rythme, le patrimoine génétique des plantes pourrait rapidement devenir la propriété d’une poignée d’industriels. Ces dernières semaines, de plus en plus de voix s’élèvent en Europe pour dénoncer ces pratiques.

Image d'illustration Rémy Gabalda / AFP

L’essor des plantes génétiquement modifiées (PGM) avait amené les industries agrochimiques à réclamer des brevets sur leurs créations végétales. Mais aujourd’hui, le droit des brevets sur le vivant va beaucoup plus loin : il s’applique à tout le patrimoine génétique des plantes.

Le suisse Syngenta a par exemple breveté un melon aigre-doux, obtenu par simple croisement entre une variété européenne sucrée et une variété asiatique amère. En quelques années, près de 1 000 demandes ont été déposées en Europe pour breveter des caractères et des gènes "naturels" de plantes. "L’Office européen des brevets (OEB) en a déjà accordé une centaine", estime Christoph Then, de la coalition européenne "No Patents on Seeds".

Créée par Greenpeace et Swissaid, "No Patent on Seeds" fait une veille sur l’octroi des brevets sur les semences. Et elle dépose régulièrement des recours contre l’OEB.

Monsanto en ligne de mire

Le dernier recours en date a été déposé fin mai 2014 contre un brevet européen détenu par le géant américain de l’agrochimie Monsanto sur des tomates résistantes au champignon Botrytis. Pour les plaignants, il est inadmissible que Monsanto récupère cette caractéristique découverte dans une tomate provenant de la banque internationale de gènes de Gatersleben, en Allemagne.

"Les industriels s’approprient toute la sélection végétale. D’ici 10 ans, tout appartiendra à quelques multinationales", prévoit Guy Kastler, du réseau Semences paysannes, qui s’est associé à la plainte.

Cette privatisation du vivant menace en particulier les petites et moyennes entreprises des semences. Du jour au lendemain, elles risquent de voir leurs propres variétés tomber sous le coup d’un brevet. L’entreprise française Gautier est ainsi obligée, depuis 2013, de payer des royalties au semencier hollandais Rijk Zwaan pour commercialiser une laitue résistante à un puceron, alors qu’elle l’a sélectionnée depuis des années !

Le danger d’être accusé de contrefaçon est permanent. D’autant qu’il est extrêmement difficile de savoir si les variétés commercialisées sont liées par des brevets. Pour Christine Noiville, directrice de recherche à la Sorbonne, "La plupart des entreprises n’ont pas la capacité d’identifier ce type de brevets potentiellement bloquants, pas plus qu’elles n’ont de stratégie pour les contourner."

Face aux risques de voir les contentieux se multiplier, "le Haut conseil des biotechnologies (HCB) demande de mettre un point d’arrêt à ces brevets", souligne Christine Noiville, qui était présidente du Comité économique, éthique et social du HCB jusqu’en mai 2014.

L’OEB s’est pour l’instant contenté de réduire l’octroi des brevets sur les plantes non-OGM. Seuls quelques brevets de ce type ont été accordés depuis septembre 2013. Mais cette situation figée ne satisfait personne. "Si on n’arrête pas ces brevets, tout va se bloquer", estime Guy Kastler.

Des semenciers opposés au brevetage

Le Parlement européen avait voté dès 2012 une résolution contre le brevetage, et le 30 avril 2014, c’est le ministre français de l’Agriculture, Stéphane Le Foll, qui prenait position contre ce type de brevets, lors d’un colloque du HCB.

Du côté des représentants des industriels, l'Union française des semenciers et l’association hollandaise Plantum NL dénoncent le brevetage des plantes. Ils redoutent que ce système prenne progressivement le pas sur celui en vigueur, qui requiert un certificat d’obtention végétale (COV).

Ce dernier permet d’utiliser librement toutes les semences disponibles pour mettre au point une nouvelle variété. Mais au sein de ces industriels, les positions divergent. Limagrain et Rijk Zwaan suivent progressivement l’exemple des multinationales de l’agrochimie et ont de plus en plus recours aux brevets.

Ainsi, les lignes se brouillent entre le système européen des certificats d’obtention végétale et le système américain des brevets. D’autant que le brevetage des plantes fait aussi polémique aux États-Unis. Un récent arrêt de la Cour suprême américaine s’oppose au brevetage des gènes "naturels".

Magali Reinert
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Video paru sur http://blog.francetvinfo.fr/

Semer l'autonomie : le travail de paysan boulanger

Pour Christian Dalmasso, paysan boulanger, s'affranchir des semences proposées par le catalogue officiel était indispensable. D'abord pour atteindre l'autonomie, mais aussi d'un point du vue agronomique : cultivées en bio, les semences du catalogue se révélaient trop fragiles. Pour retrouver cette vigueur dans ses blés, Christian décide de cultiver des Semences Paysannes, libres de droits et dotées de caractéristiques génétiques beaucoup plus riches et nombreuses.

Une centaine de variétés de blés pour plus de liberté ...

Christian regarde son champ de blé avec douceur et ravissement. On y trouve plus de 100 variétés de blé différentes. C'est par conviction, il y a 15 ans, qu'il se lance dans l'agriculture, après avoir grandi à Nice dans un monde urbain. Dès le départ, la question de l'autonomie est au centre de sa démarche. Il commence en Bio avec des semences du catalogue puis décide d'aller plus loin, de sortir du catalogue de cultiver des semences libres : les semences paysannes.


Le choix qu’a fait Christian de semer des blés très divers, lui permet de se passer des semences vendues par l’industrie et des pesticides qui vont avec. Et de vendre un pain unique, bon pour la santé, car extrêmement réduit en gluten. Il dénonce le modèle productiviste imposé aux agriculteurs qui ne leur permet pas toujours de gagner leur vie et qui, d’après lui, sert davantage les intérêts de l’industrie que ceux des agriculteurs et consommateurs. Pour lui les semences libres sont la clé du bien-vivre pour tous.

ARTICLE PARU SUR 20minutes.fr

Paysans boulangers: le pain des champs fait de la résistance

Du pain avant la cuisson, à Montmerrei, le 6 mars 2014 CHARLY TRIBALLEAU AFP

De la moisson à la cuisson, ils ne font qu'un. Agriculteurs en quête d'avenir ou néo-ruraux en reconversion, paysans et boulangers, ces nouveaux cultivateurs artisans contribuent à l'animation des campagnes et à la renaissance de semences oubliées.

Quand il embrasse du regard ses blés ployés par le vent et les vaches paisibles, en contrebas de sa ferme, à Cornus, au sud du Larzac, Marcel Fabreguettes se sent comme le dernier des Mohicans. «On va devenir un zoo ici, une réserve de paysans naturels», prédit-il: ils étaient naguère une vingtaine d'éleveurs laitiers sur le plateau, ils ne sont plus que deux.

Marcel s'est formé à la boulange pour anticiper la fin des quotas laitiers, en 2015, et le déferlement redouté de «fermes usines» qui risqueront de noyer sa production, bio et artisanale. Le pain c'est sa résistance. Une semi-reconversion qui lui permet de continuer d'exploiter ses céréales et des fourrages pour la trentaine de frisonnes qu'il conserve. C'est Muriel, son épouse, qui en a pris l'initiative.

«On voulait maîtriser toute la chaîne, de la production à la vente», explique-t-elle. Souriante et alerte, elle se lance la première, suit une formation, accompagnée par deux boulangers. Apprend à faire son levain. «Si la pâte lève trop, le pain est dur comme une galette. Pareil s'il ne lève pas assez».

Marcel pétrit et chauffe le four à bois en deux temps pour atteindre la bonne température. «Un boulanger en ville fait son pain en deux heures, moi c'est 10 à 14 heures». A la Borie les journées commencent à 4h00 les jours de cuisson.

A Dormelles, en Seine-et-Marne, Sabrina Derosin a pris la même option pour contribuer à l'exploitation de son époux, Gilles, installé depuis 30 ans sur les terres familiales: citadine diplômée des Beaux-Arts, elle s'est lancée dans le pain pour «valoriser les céréales» maison: «Au bout de 7 ans je sors enfin un pain au levain qui me convient!» A ses clients aussi. Gilles s'est improvisé meunier à la meule de pierre et transforme ainsi 10 à 15% de sa récolte. «Avant je livrais mon blé à la coopérative et on n'en parlait plus». Aujourd'hui, il livre aussi le pain de Sabrina aux Associations pour le maintien d'une agriculture paysanne (Amap) proches et jusqu'à Paris.

- Choix de vie -

Les Amap constituent souvent le deuxième réseau commercial du pain paysan avec la vente à la ferme, parce qu'elles en épousent l'idéologie et les convictions. Mais paysan boulanger c'est d'abord, pour ceux rencontrés, un choix de vie à la campagne.

C'est ce qui a poussé Thierry Hermeline, dans le Perche, boulanger bio initialement, à la reconversion après avoir exercé son métier aux quatre coins de France à la manière des compagnons. Avec Cécile ils avaient ce projet d'être leurs propres patrons et d'élever leurs enfants en pleine terre. C'est elle qui l'a poussé vers un cycle de formation à l'agriculture biologique. «Il fallait retourner à l'école, il avait 39 ans», raconte-t-elle, toujours admirative.

Après sa formation et un stage à La Perrière (Orne), c'est là que le couple acquiert une parcelle de ci, de là. Jusqu'aux 20 ha d'aujourd'hui et la quasi-dévotion de leur clientèle: dans cette campagne à Parisiens, à 2 heures de la capitale, on se lève tôt le dimanche (seul jour de vente avec le jeudi) pour le pain de La Surdière, nom de la propriété.

Pour Thierry, l'expérience fut parfois âpre. La pluie à l'heure des moissons l'a déjà privé de récolte. Pourtant, à 52 ans, même s'il «travaille davantage qu'en ville», il n'a jamais regretté sa reconversion et se passionne pour la vie dans ses champs.

Il a rejoint depuis cinq ans le réseau Semences Paysannes et s'y fournit en variétés bio et anciennes. Cette année, il cultive cinq blés différents sur une même parcelle pour obtenir une farine unique. «Le Rouge de Bordeaux dépasse les autres de 50 cm, ils ne mûrissent pas tous en même temps. Mais la diversité permet une meilleure résistance aux maladies».

La plupart travaillent aussi l'alternative au blé - petit épeautre, sarrasin - pour contourner les allergies au gluten qui se développent avec les blés riches en protéines, plus facilement panifiables, préférés en boulangerie conventionnelle.

Quand il est passé aux cultures sans labour, Thierry a senti la suspicion de ses voisins. Mais l'hostilité, quand elle existe, s'exprime plutôt du côté des meuniers et des boulangers. «J'ai tout eu» avoue-t-il. Contrôles, tracas administratifs. «Mais on a fait reconnaître que comme le fromager avec son lait, on transforme notre produit».

- Ingénieux et créatifs -

Depuis 2010, un décret encadre ces activités conduites «dans le prolongement de l'acte de production ou qui ont pour support l'exploitation». Comme la vente à la ferme ou les chambres d'hôtes.

«Manifestement la corporation des boulangers s'inquiète car les contrôles se multiplient», confirme Patrick de Kochko, coordinateur et responsable Blé du réseau Semences paysannes, joint dans le Lot-et-Garonne. Son réseau exerce une veille juridique pour ses membres. «Mais on est d'abord paysan» insiste-t-il.

La principale difficulté pour ces néo-paysans «qui ramènent de la vie dans les campagnes», poursuit-il, c'est de trouver de la terre: «Ils s'installent généralement sur des surfaces trop petites pour survivre en céréales seules et c'est aussi pour ça qu'ils s'intéressent à ces variétés anciennes: les blés de compétition à fort rendement nécessitent des super terres, des engrais et se comportent assez mal en bio. Et leur goût est sans intérêt» tranche-t-il.

Pour lui, depuis 20 ans environ qu'ils sont (ré)apparus, c'est «la nécessité (qui) a rendu les paysans boulangers ingénieux et créatifs».

Une seule formation en lycée agricole est dispensée, à Montmorot, dans le Jura: «On a des publics très différents» rapporte Antoine Deransart, son responsable. La moyenne d'âge est de 33 ans. «Souvent des gens en reconversion, des jeunes qui reprennent la ferme des parents, des couples. Ca permet un retour à la terre avec un projet économiquement viable: dès la deuxième année on peut accéder à une rémunération».

Les étudiants sont limités en nombre par promotion car il faut trouver des stages sur le terrain. «Volontairement», il refuse de donner une estimation du nombre de paysans boulangers «tant que les choses se seront pas plus apaisées avec les boulangers». Le ministère affirme aussi l'ignorer.

Mais le succès est tel que Patrick de Kochko envisage de lancer une formation dans le Tarn sur le mode du compagnonnage. «Nous ne sommes pas en concurrence avec les boulangers», jure James Forest, l'autre gourou du pain et des céréales paysannes. «C'est la recherche de savoir-faire qui nous motive».

ARTICLE PARU DANS CAUSETTE

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ARTICLE PARU SUR http://www.lafranceagricole.fr/ le 12/06/14

Des ONG contestent une tomate brevetée

Le Réseau semences paysannes (RSP) s'est joint aux représentants allemands et espagnols de la coalition internationale No Patents on Seeds ! pour déposer un recours contre un brevet européen détenu par Monsanto sur des tomates issues, selon RSP, d'une « sélection conventionnelle ».


« Les revendications du brevet portent sur des tomates naturellement résistantes à un champignon appelé Botrytis cinerea. Les tomates originales utilisées pour ce brevet proviennent de la banque internationale de gènes de Gatersleben en Allemagne. La résistance recherchée était déjà connue chez ces plants qui ont été simplement croisés avec d'autres plants de tomates. Monsanto a adroitement formulé un brevet afin de créer l'impression que des techniques de génie génétique ont été utilisées pour produire lesdites tomates afin de répondre au critère d'inventivité », explique RSP dans un communiqué du 3 juin 2014.

« Sachant que les techniques de simples croisements (ici de tomates) ne sont pas brevetables, Monsanto a délibérément reformulé le brevet pendant la période d'examen afin de faire croire que des techniques de génie génétique étaient impliquées. Cependant [...], ces tomates n'ont pas été produites par transfert d'ADN isolé. L'Office européen des brevets (OEB) aurait dû le relever », explique No Patents on Seeds ! (NPOS). Ce brevet illustre bien à quel point il est facile pour les entreprises comme Monsanto de contourner les contraintes et interdictions existantes dans le droit des brevets », estime encore RSP.

ARTICLE PARU SUR http://www.aleteia.org/

Breveter le vivant, ou la mort annoncée des petits exploitants agricoles

Guy Kastler est l’un des initiateurs du réseau « semence paysanne ». Selon lui, en permettant de « Breveter le vivant », le futur Traité transatlantique pourrait anéantir les petits exploitants agricoles…

Association Triptolème

Guy Kastler n’en est pas à son premier combat. Paysan dans l’Hérault, il fait partie des pionniers du mouvement bio et participait en 2003 à la création du Réseau semences paysannes. Ce réseau a pour fonction de sauvegarder des races de blés anciennes, avec l’aide de professionnels et d’amateurs éclairés.Aujourd'hui, Guy Kastler est extrêmement inquiet des développements possibles du Traité Transatlantique, qui pourrait sanctuariser les brevets sur les espères agricoles et risquerait, à terme, de compromettre l’activité des petits agriculteurs.

« Breveter le vivant », on connaît la formule. Mais pourriez-nous nous préciser ce qu’elle recouvre ?

Guy Kastler : Soyons imagés, imaginez que je suis un hollandais qui prépare des semences de laitues pour une entreprise. En croisant des espèces, je parviens à ce que mes laitues développent un gène qui les rendent résistantes aux pucerons. Je décide de faire breveter les produits de mon « invention ». Quiconque voudra les reproduire devra me payer des droits. Imaginez maintenant que je sois un autre semencier, et que je commercialise depuis fort longtemps des semences de laitues résistantes aux pucerons sans avoir déposé de brevet. Le premier m’attaque en justice et m’impose des dommages et intérêts ! Je précise que je parle d’un cas réel… Cette judiciarisation de nos métiers profite aux gros, et fait mourir les petits. Pour vous donner une idée de l’ampleur du déséquilibre fondamental de ce système, il faut savoir que dix entreprises dans le monde contrôlent, via des brevets, 70% du marché mondial des semences.

Mais cela concerne les semenciers. En quoi les agriculteurs sont-ils concernés ?

G. K. : Le plus petit agriculteur du fond de la Bolivie peut se retrouver attaqué par la plus grosse industrie agroalimentaire. Je m’explique. Les plantes ne restent pas sagement dans leur champ, elles envoient des pollens ou des graines qui s’hybrident ou repoussent sans demander l’avis de personne. Si mon champ que je cultive reçoit par exemple le fameux gène résistant au Roundup de Monsanto, je ne m’en rends pas forcément compte. Et si je resème ces grains, je risque d’être attaqué en justice, comme pour un piratage informatique !

Mais à l’inverse ne pourrait-on pas considérer que le paysan pourrait se retourner contre l’entreprise qui a « contaminé » son champ ?

G. K. : Pour le faire, il faudrait se rendre compte de la contamination avant de resemer, ça n’a rien d’évident. Un agriculteur n’a pas le matériel et le temps de faire des analyses génétiques de tous les grains qu’il sème. Là encore la taille des entreprises joue contre les « petits ». Il y a eu un cas au Canada, d’un fermier nommé Percy Schmeiser qui après avoir été condamné pour avoir reproduit du colza portant les gènes brevetés de Monsanto a pris le parti de faire arracher les nouveaux plants contaminés apparaissant dans ses champs et d’envoyer la note à Monsanto. Mais ce monsieur a des moyens que n’a pas le paysan bolivien dont je parlais tout à l’heure !

Vous craignez que le Traité Transatlantique aggrave encore les choses ?

G. K. : Pour le moment, très peu de choses transpirent sur la vraie nature de ce traité. Plusieurs signes, dont cette opacité, nous confortent dans notre inquiétude. Le 11 février dernier, François Hollande a déclaré qu’il fallait aller vite, je le cite, pour éviter une accumulation de peurs, de menaces, de crispations. Traduisez, il faut aller vite parce que si le grand public se penche sur ce traité il dira non ! Par ailleurs, dès la proposition de résolution, il a été question de propriété intellectuelle. Donc oui, nous sommes très inquiets !

Pourtant, les élus se montrent attentifs à vos revendications…

G. K. : Oui, mais le plus souvent ils ne comprennent pas tous les enjeux. Récemment, nous sommes parvenus à ce qu’un amendement soit déposé pour qu’en cas de présence fortuite d’un gène breveté, le droit des brevets ne s’applique pas. Le problème c’est qu’en droit des brevets, les traités internationaux sont supérieurs aux lois des états et cet amendement pourrait donc passer à la trappe ! Il faudra donc regarder à la loupe tout ce qui est prévu par ce fameux traité, sinon nous risquons de très mauvaises surprises. La période est propice, il y a beaucoup de députés européens fraîchement élus, écrivez-leur, faites connaître vos préoccupations !

ARTICLE PARU SUR BASTAMAG LE 29 avril 2014

Europe : la liberté de cultiver entravée par les futurs traités de libre-échange

PAR SOPHIE CHAPELLE

Des centaines de tonnes de semences détruites au prétexte qu’elles n’ont pas été brevetées par des multinationales. C’est ce qui arrive aux paysans colombiens, et c’est bien ce qui pourrait se produire aussi en France et en Europe à cause du traité de libre-échange discuté entre l’Union européenne et le Canada. Cet accord commercial « brade les droits des agriculteurs au profit de l’industrie semencière », alertent de nombreuses organisations de la société civile. Alors que ce traité doit être ratifié par le Parlement européen, les candidats se positionneront-ils d’ici les élections ? Décryptage.

Les traités de libre-échange constituent-ils une menace pour la liberté de ressemer ses semences ? C’est l’alerte lancée par plusieurs organisations associatives et syndicales après avoir analysé une version confidentielle du projet d’accord commercial entre l’Union européenne et le Canada (AECG), datée du 20 décembre 2013 [1]. « Nous avons notamment eu connaissance du chapitre sur la propriété intellectuelle, raconte Birgit Muller du Réseau semences paysannes. A sa lecture, « il apparaît clairement que ce traité de libre échange, comme les précédents, brade les droits des agriculteurs au profit de l’industrie semencière ».

L’article 18.3 du traité mentionne ainsi qu’un agriculteur en possession de semences d’une variété contenant un caractère breveté pourrait voir ses « biens saisis » et ses « comptes bancaires gelés » ! « S’il n’est pas en mesure de fournir des preuves formelles de la provenance des semences utilisées, l’agriculteur peut être soupçonné de "recel de contrefaçon" », explique Birgit Muller. L’article 16.2 précise également que cette saisie peut se faire sur simple présomption de contrefaçon. En clair, un paysan qui continuerait de faire ce qu’il a toujours fait, garder une partie de sa récolte pour ensemencer ses champs, se verrait donc menacer d’amendes et de poursuites judiciaires.

Extrait du chapitre sur la propriété intellectuelle de l’AECG :



Des réglementations européennes et nationales contournées


Si l’accord entre l’Union européenne et le Canada est ratifié en l’état, « il annulerait les avancées que nous avons obtenues en France dans le cadre de la loi sur les contrefaçons », souligne Roxanne Mitralias de la Confédération paysanne. Pour rappel, ce projet de loi discuté au Sénat en novembre 2013 a suscité de vives réactions en France (nos articles sur ce sujet). C’est à la suite de menaces de grèves de la faim par des paysans, que les députés ont finalement adopté en février 2014 un amendement stipulant qu’un agriculteur qui multiplie et ressème des graines récoltées à partir de variétés sélectionnées par l’industrie semencière ne peut pas être poursuivi pour contrefaçon.

Selon Birgit Muller, le projet d’accord commercial contient des dispositions qui ont également été refusées par le Parlement européen en juillet 2012 dans le cadre de l’ACTA, l’Accord commercial anti-contrefaçon. Ce dernier visait à renforcer l’application des droits de propriété intellectuelle et la collaboration des États dans la lutte contre les contrefaçons, en les mettant directement au service des entreprises. La mobilisation citoyenne contre cet accord, au-travers de nombreuses manifestations et d’une pétition ayant recueilli 2,8 millions de signatures, a finalement conduit au rejet massif de l’ACTA par les eurodéputés (478 contre, 39 pour, 165 abstentions). La ratification de l’accord commercial entre l’UE et le Canada permettrait donc de contourner la réglementation européenne et française.

Monsanto et Syngenta s’imposent en Colombie

Ce type d’accord commercial bilatéral favorise les prérogatives des entreprises et s’impose au droit national. Les paysans colombiens l’ont découvert à leurs dépens : en 2011, 1167 tonnes de semences, principalement de riz, mais aussi de pommes de terre, de maïs, de blé, de plantes fourragères et de haricots rouges, sont retirées de la circulation. L’année suivante, l’Institut agroalimentaire colombien (ICA) confisque ou détruit près de 2800 tonnes de semences. Motif : l’accord signé avec les États-Unis contient une clause qui oblige les paysans à cultiver des « semences certifiées », c’est-à-dire produites par les sélectionneurs industriels comme Monsanto ou Syngenta.

Pour se mettre en conformité avec cet accord, l’ICA publie un texte en 2010 – la résolution 9.70 – qui rend illégale la vente de semences issues de la sélection paysanne, au motif que leurs qualités sanitaires ne sont pas garanties. La mobilisation de dizaines de milliers de Colombiens dans les rues de Bogotá à l’été 2013 conduit le gouvernement à annoncer le 6 septembre la suspension de la résolution pendant deux ans. Toutefois, « l’ICA continue à aller de ferme en ferme pour demander si les semences utilisées sont certifiées » témoigne Victoria Solano, auteure du documentaire « 9.70 ». La pression étatique sur l’autonomie des petits agriculteurs se poursuit.

Droits des peuples à une alimentation locale

« Les accords de libre-échange ont des effets importants sur la vie sociale et économique de pays qui devraient vraiment être discutés avec les citoyens », estime Birgit Muller. Outre les enjeux autour des semences se pose aussi la question du droit des municipalités à se fournir auprès d’un producteur local. « Ce droit aussi va être limité par l’accord économique entre l’Union européenne et le Canada, illustre t-elle. Au-dessus d’une certaine somme, les municipalités devront ouvrir leurs marchés publics à tous les fournisseurs européens. L’université de Toronto par exemple a un partenariat avec les producteurs locaux et biologiques. Mais si l’accord est adopté, elle devra se fournir auprès de producteurs européens si leurs produits sont moins chers. »

La position du prochain Parlement Européen sur ces accords de libre-échange sera donc décisive pour l’agriculture paysanne et la souveraineté alimentaire. Dans un appel publié le 29 avril, 23 organisations, dont des producteurs bio, des syndicalistes des douanes, des organisations de commerce équitable [2], alertent sur les conséquences de ce traité qui sera ratifié par les futurs eurodéputés. Ce texte « comprend un important volet sur les droits de propriété intellectuelle et impacte par conséquent le droit des paysans à utiliser leurs propres semences », écrivent les organisations signataires. « Ce modèle d’accord est reproduit de traité en traité, tant qu’aucun frein n’y est mis. Vous avez le pouvoir de le stopper. » Les signataires demandent aux candidats d’annoncer, avant le premier tour des élections européennes le 25 mai, le rejet de l’accord entre l’Union européenne et le Canada. Les critiques des candidats seront-elles aussi vives que celles exprimées contre TAFTA, le projet d’accord commercial entre l’UE et les États-Unis [3] ?

Sophie Chapelle
@Sophie_Chapelle sur twitter

Photo : CC Lifesupercharger

ARTICLE PARU DANS LA DEPECHE.FR LE 23 AVRIL 2014

«Non à la taxation sur les semences de ferme»

Guy Kastler (au centre), animateur du réseau des semences paysannes et membre du Haut conseil des biotechnologies, entouré de membres de la Confédération paysanne. /Photo DDM, MCB

Guy Kastler, spécialiste des semences paysannes et membre du Haut conseil des biotechnologies, était hier soir en conférence, à l'invitation de la Confédération paysanne, sur le sujet épineux de la taxation des semences produites par les paysans. Le problème persiste depuis 1970 et il est revenu sur le devant de la scène à l'occasion de la discussion sur la loi d'avenir agricole, votée en urgence en 2011, qui interdit aux agriculteurs l'utilisation des semences de ferme (c'est-à-dire des semences qu'ils produisent) hormis 21 espèces qui sont autorisées mais moyennant une taxe. «Les paysans n'ont pas le droit de replanter les semences issues de leur production sauf à les payer alors que les semenciers ont pu fabriquer leurs graines en se servant chez nous sans payer», explique Guy Kastler. Une aberration totale pour la Confédération paysanne qui a souhaité présenter, lors de la dernière session de la chambre d'agriculture, une motion pour l'abrogation de cette loi. Une demande qui n'a pas été entérinée par le président de l'organisme consulaire à moins d'un débat sur la question. Ce débat aura bien lieu ce vendredi mais il ne sera porteur que d'une seule voix, celle du directeur de la RAGT, qui s'exprimera certainement dans le sens que l'on imagine sur ce problème. La proposition de la Conf' de faire intervenir Guy Kastler dans un débat qu'elle aurait souhaité contradictoire n'a pas été suivie. Cet éleveur de brebis dans l'Hérault et spécialiste de la question a donc été contraint de s'exprimer hier soir en petit comité. Chacun appréciera ce manque de démocratie au sein de la chambre d'agriculture de l'Aveyron qui semble «verrouillée de l'intérieur» alors que d'autres chambres d'agriculture telles que celles des départements du Tarn, de la Meuse, du Lot et Garonne, de la Vienne, de la Dordogne, du Gard ou encore de la Corse du Sud ont, elles, signé cette motion. «C'est assez symptomatique. Il n'y a plus de discussion avec le gouvernement, il n'y a plus de débat public, mais un lobbying auprès des députés», insiste Francis Enjalbert, le porte-parole de la Conf'«Les riches ne sont pas assez riches, pourtant chaque année les semenciers se glorifient de leurs bilans financiers. Alors que les paysans qui nourrissent la planète n'ont pas d'argent et doivent payer le produit de leur récolte». Et Guy Kastler de lancer : «Non, nous ne paierons pas quitte à être dans l'illégalité. Il faut au contraire encourager ceux qui se servent d'une partie de leur récolte comme semence et non les taxer».

Marie-Christine Bessou

ARTICLE PARU SUR LADEPECHE.FR LE 18/04/14

Sensibilisation conviviale et gourmande au marché auscitain, contre la mise sous brevet du vivant. / Photo DDM, Sébastien Lapeyrere.

 

La Confédération paysanne et le collectif Semences 32 se sont joints hier matin au mot d'ordre de Via Campesina, dans les allées du marché du jeudi à Auch, pour réclamer la fin de l'interdiction pour les paysans de ressemer leurs propres récoltes, ou d'échanger des graines, à l'occasion de la Journée internationale pour la défense des semences paysannes. «Depuis 2011, le vivant est mis en brevet par les firmes de semences. Et la loi interdit au paysan de recultiver une semence qu'il produit lui-même, parce qu'il l'a obtenu à partir de semences brevetées», expliquent les militants de la Confédération Paysanne. L'agriculteur est désormais coupable de contrefaçon. Les opposants mettent en avant la perte de biodiversité qu'entraînerait le vote d'une loi d'avenir agricole qui suivrait les demandes des lobbies semenciers. Lancée en janvier 2014, elle doit être promulguée en juin.

Un amendement UMP vient de s'y ajouter, qui interdit les échanges de graines entre paysans. L'Europe n'a pas défini sa position sur le brevet du vivant, mais avance un nécessaire «contrôle sanitaire» que cette privatisation de fait des semences rendrait possible. La France, elle, s'oriente vers une optique interdisant au paysan de réutiliser sa propre production. «On attend les décrets d'application», mais ces décisions auront un impact économique pour les exploitants, céréaliers, maraîchers… Pour sensibiliser le public, les opposants offraient, sur leur stand, des crêpes au blé gersois, issu de variétés locales «meilleures pour la santé», dont le gluten est mieux toléré, du lait de soja, des sachets de semences de maïs coloré de l'Astarac, de chicon d'Auch, de carotte ou de millet rouge. «Les gens doivent comprendre que mettre des brevets sur le vivant aboutit à un choix plus restreint, et qui ne correspond qu'aux besoins de l'industrie agroalimentaire, pas à ceux du consommateur.»

Marc Centène

 

ARTICLE PARU SUR SUDOUEST.FR LE 17/04/14

Le Gers manifeste pour la défense des semences paysannes

A l'occasion de la Journée internationale pour les semences paysannes, trois organisations agricoles appellent à manifester ce jeudi matin à Auch pour que les agriculteurs soient autorisés à utiliser leur récolte comme semence.

La Via Campesina, l’Adear 32 et la Confédération paysanne manifestent aujourd’hui.
© PHOTO ARCH. PH. B./« SO »

La chose passe inaperçue dans l'effervescence médiatique. Pourtant, la liberté à venir du consommateur se joue en ce moment, avec la loi sur la contrefaçon et la loi d'avenir agricole.

Les légumes et céréales vendus sur les étals sont déterminés actuellement par cette réglementation. Très floue, elle pourrait se durcir de manière à n'autoriser que les variétés développées par l'industrie semencière. Fini les variétés anciennes, terminée la biodiversité.

C'est contre ce projet que la Via Campesina, l'Adear 32 et la Confédération paysanne manifestent ce jeudi à 11 heures sur le marché d'Auch, lors de la Journée internationale pour les semences paysannes.

Actuellement, les agriculteurs n'ont déjà pas le droit de semer les graines issues de leurs propres récoltes. Seul le sacro-saint catalogue européen des semences autorisées (en très grande majorité celles brevetées par les multinationales semencières), créé en 1970, détermine les variétés que le consommateur a le droit de manger.

Le 15 janvier dernier, des maraîchers de l'Ariège ont été menacés de lourdes amendes pour avoir vendu des plants de légumes de variétés traditionnelles non enregistrées au catalogue officiel [Ndlr : Selon la réglementation, pour être mises en marché, les semences paysannes doivent être homologuées au catalogue. Or, elles ne sont pas assez homogènes sur la durée pour être inscrites et cette inscription qui coûte très cher.] et sans avoir acheté une carte d'adhésion à l'interprofession des semenciers (GNIS).

Après environ un siècle de création de variétés d'hybrides, le monde paysan se trouve à un tournant de son histoire. En France, à partir de 1830, le marquis de Noé, propriétaire de terres dans le Gers, propage la culture d'un blé meunier. Parallèlement, des blés anglais, résistants, sont introduits en France. Dans les années 1870, la famille de Vilmorin, marchande de graines, hybride ces blés anglais avec le blé de Noé. Vilmorin obtient, en 1883, le premier blé hybride français.

La sélection des blés s'accélère à partir de 1940. Le nombre total de variétés inscrites au catalogue passe de 385 variétés en 1936 à 131 en 1955 et à 65 en 1966. Quant au blé tendre, il n'en reste plus aucune en 1966.

Le Réseau semences paysannes naît en 2004. En 2009, il définit les semences paysannes comme « les variétés que nous, paysans, sélectionnons et que nous ressemons et continuons à faire évoluer dans nos champs pour les adapter à de nouvelles nécessités agronomiques, alimentaires, culturelles, ou dues aux changements climatiques. Nous considérons que ces activités sont un droit imprescriptible de chaque paysan, chaque jardinier et qu'il nous appartient de plein droit de gérer collectivement le “patrimoine génétique” issu de milliers d'années de travail de nos ancêtres paysans. »

Comme pour la vigne, la sélection menace les variétés locales. Alors que dans la viticulture gersoise, Plaimont Producteurs a obtenu l'inscription de sa parcelle de vigne préphylloxérique à l'Unesco, l'agriculture emprunte le chemin inverse.

Pour le néophyte, l'interdiction pour l'agriculteur de semer ses propres semences paraît ahurissante. Pourtant, c'est bien la loi de 2011 (sur le certificat d'obtention végétale). Elle interdit à l'agriculteur d'utiliser sa propre récolte comme semence et, pour 21 espèces, l'assujettit au paiement de taxes au profit des firmes semencières. « Les paysans n'accéderont plus à une diversité des semences, n'auront plus la possibilité de sélectionner les variétés en fonction de leur terroir », explique la Confédération paysanne.

ARTICLE PARU SUR BASTAMAG LE 15 AVRIL 2014

Journée internationale pour la défense des semences paysannes

Les semences possèdent une place fondamentale dans la lutte pour la souveraineté alimentaire. Mais celles-ci subissent des tentatives de privatisation et de standardisation au profit de l’agriculture industrielle. « Comme la terre, l’eau et les ressources minérales, les semences font partie des biens publics qui doivent demeurer entre les mains des peuples », rappelle l’organisation paysanne internationale Via Campesina. Qui appelle à une journée internationale de luttes pour la défense des semences paysannes le 17 avril.

Nous, paysans et paysannes appartenant à la Via Campesina, appelons ce 17 avril, journée mondiale d’action et de mobilisation pour la défense des luttes paysannes, à être plus particulièrement cette année, une journée pour la défense des semences paysannes.

Les semences possèdent une place fondamentale dans la lutte pour la souveraineté alimentaire. Des semences dépendent les récoltes qui nourrissent les peuples du monde, et à chaque cycle, se reposent les questions de par qui et comment cette nourriture est produite. Les semences transmettent aussi la vision, le savoir, les pratiques et la culture des communautés paysannes.

Depuis plus de 100 ans, nos semences sont attaquées par le capitalisme, qui cherche à les privatiser et standardiser au profit de l’agriculture industrielle. Au cours des dernières années, ce processus s’est intensifié à travers la modification génétique des semences ainsi que les nouvelles « Lois de Monsanto » qui, en criminalisant les agriculteurs lorsqu’ils utilisent leurs propres semences, favorisent les semences commerciales inscrites dans les catalogues et brevetées.

Cependant, d’année en année, la capacité des peuples en Afrique, Asie, Europe et dans les Amériques à se mobiliser et lutter contre un système agro-industriel qui génère exploitation et mort, accaparement des terres, intoxication alimentaire, ainsi qu’expulsion des paysans et des peuples autochtones de leurs territoires, se renforce. En Colombie, l’adoption par le gouvernement d’une loi permettant la destruction des semences paysannes non enregistrées a provoqué une grève nationale. La tentative, par le Mexique, d’autoriser la culture du maïs génétiquement modifié a été marquée par une grève de la faim. À travers toute l’Afrique, les communautés paysannes luttent contre la nouvelle « révolution verte » qui tente d’imposer les semences commerciales et transgéniques. Sur tous les continents, nous luttons pour protéger nos semences qui nous permettent une agriculture saine, riche en biodiversité et faisant réellement face aux changements climatiques.

Nous luttons pour la défense des semences paysannes car ces dernières sont essentielles pour une réforme agraire intégrale, et pour notre modèle agricole basé sur la production agro-écologique. Les semences paysannes sont un patrimoine de l’humanité, indispensable pour asseoir la souveraineté alimentaire. Comme la terre, l’eau et les ressources minérales, elles font partie des biens publics qui doivent demeurer entre les mains des peuples.

Durant notre journée internationale, nous dénoncerons aussi les transnationales, l’agro-industrie, l’usage de produits toxiques et de la modification génétique. De la même manière, nous rejetons toutes les tentatives de répression, criminalisation des protestations, peines et assassinats. Nous allons continuer la lutte pour changer tout ce qui nous oppresse, nous contrôle ou nous domine. Notre lutte se développe et se renforce, et en réponse à chaque tollé populaire, nous proclamerons notre indignation, notre solidarité, notre internationalisme, et notre Lutte.

Depuis 1996, en mémoire du massacre des 19 paysans sans-terre brésiliens brutalement assassinés par la police militaire, et aussi indirectement par le modèle d’agriculture industrielle, la Via Campesina a déclaré le 17 avril, journée internationale des Luttes Paysannes, avec l’organisation d’actions soulignant les différentes luttes qui prennent place à travers le monde. La Via Campesina cherche de plus à renforcer le dialogue avec l’ensemble de la société pour construire une grande alliance internationale pour la souveraineté des peuples et un modèle agricole et social préservant la justice et la dignité humaine.

La Via Campesina appelle à la mobilisation de toutes ses organisations membres, amis et alliés pour réaliser des actions dans leurs propres pays et territoires – et renforcer la lutte globale. Ces actions peuvent être des manifestations, des occupations de terre, des échanges de semences, des foires ou des forums sur les semences et la souveraineté alimentaire, des évènements culturels, etc. Nous vous demandons de vous inscrire et de nous informer à propos de ces actions, pour que nous puissions promouvoir la visibilité de cette journée mondiale d’action. Nous publierons une carte des actions menées à travers le monde, sur viacampesina.org

Globalisons la lutte ! Globalisons l’espoir !

- Visionner ici l’appel vidéo des membres du Comité de Coordination International de la Via Campesina pour le 17 avril.

- Voir aussi la vidéo de la Coordination Européenne Via Campesina appelant à la mobilisation pour la défense des semences paysannes.

- Envoyez-nous vos vidéos, photos et autres actions à l’adresse : lvcweb(a)viacampesina.org. N’hésitez pas à créer de petits messages vidéos appelant à la mobilisation ou à filmer vos actions le jour même, nous mettrons les vidéos en ligne sur Via Campesina TV.

- Inscrivez-vous sur la liste de diffusion du 17 avril en envoyant un e-mail blanc à via.17april-subscribe(a)viacampesina.net

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La fin du mythe productiviste : "Produisons mieux et avec plus de paysans", par Guy Kastler [Bonus #5]

Produire 'plus' ou produire 'mieux' ?

Depuis la seconde guerre mondiale, la mécanisation agricole a permis, en augmentant la productivité par travailleur, de diminuer le nombre de personnes sur les exploitations. Mais cette mécanisation allait de pair avec une intensification des cultures et le développement massif de la monoculture. Seulement aujourd'hui, ce système est remis en cause pour plusieurs raisons : au delà des questions sanitaires et écologiques liées au intrants (engrais /pesticides), l'agriculture intensive prive la France d'une source quasi-intarissable d'emploi. En effet, l'agro-écologie et les cultures associées, en ré-investissant 'l'humain' dans la production végétale et alimentaire, créent de l'emploi et suppriment une part de la dépendance aux énergie fossiles.

 

ARTICLE PARU DANS LE JOURNAL AVENIR AGRICOLE DU 14 MARS 2014

“Il y a de la place pour de la sélection génétique animale alternative"

CHAMP LIBRE
Florent Mercier est éleveur bio de vaches brunes à Bouchemaine (Maine-et-Loire). Il intervenait lors de l’assemblée générale de la Confédération paysanne 49 au sujet de la sélection génétique alternative dans le domaine animal.

Florent Mercier est éleveur bio de vaches brunes à Bouchemaine (Maine-et-Loire).

La sélection génétique dite alternative dans le domaine animal, ça sert à quoi ?

Comme pour le végétal, il n'y a pas une seule et unique voie. L'intérêt est de gagner en biodiversité et d'avoir des animaux adaptés aux conditions d'élevage des éleveurs. C'est à eux de refaire les choix d'orientation, il y a de la place pour une autre forme de sélection, que ce soit en bovins, chèvres, moutons ou volailles. Un bon nombre d'aviculteurs est embêté par exemple, parce qu'il n'y a guère d'alternative entre les races à croissance lente et les races hyper sélectionnées.


Les coopératives d'insémination ne proposent pas assez de diversité ?

Quand mes parents ont acheté leurs vaches Brunes des Alpes il y a 35 ans (race mixte à l'époque), c'était le tout début de l'insémination artificielle. Comme la plupart des éleveurs, ils utilisaient les dix meilleurs taureaux (américains). Ils ont eu raison de le faire, les progrès ont été immédiats, no-tamment pour la productivité laitière. Au bout de quelques générations, on avait des vaches plus grandes, plus fines, mais surtout plus fragiles et beaucoup plus nerveuses. Quand j'évoquais ce problème aux responsables de la race, on me répondait qu'il n'y avait pas d'alternative, qu'il fallait continuer.

L'alternative que vous prônez existe sous quelle forme ?

En Suisse par exemple, il y a 500 éleveurs de Brunes qui ont huit à vingt vaches en montagne ou en plaine, avec 4 000 à 8 000 litres de lait par lactation. Ils utilisent la monte naturelle, échangeant leurs taureaux mais aussi leurs conseils. Aujourd'hui ils ne sont plus considérés comme des passéistes. Les Brunes originales progressent d'une lactation à l'autre. On ne leur demande pas de donner tout dès le départ. Il y a juste un peu moins de production, sinon tout est bon : rusticité, solidité etc. Maintenant, ils exportent, c'est loin d'être passéiste ce n'est pas de la conservation, l'objectif n'est pas de sauvegarder la race mais d'être au service des éleveurs. La sélection alternative existe aussi en Irlande, sur des vaches plus petites.
En France, cela peut prendre une forme comparable au réseau Semences paysannes par exemple. On peut aussi faire de l’insémination artificielle, tout est ouvert.

Pour l'éleveur qu'est-ce qui est recherché ?

La génétique classique est adaptée aux élevages intensifs, or certains éleveurs recherchent autre chose. En Suisse encore, des éleveurs ont arrêté de donner des concentrés à leurs vaches. Ils se sont rendu compte que les vaches tenaient, sauf pour un quart d'entre elles, notamment certaines Holstein qui ont complètement décroché. Au vu de ces résultats, cela permet aussi d'orienter la sélection.


Antoine Humeau

(1) Renseignements complémentaires auprès de Roxane Mitralias, 01 43 62 18 73.

Pour en savoir plus
Un pdf est disponible en cliquant ici

ENTRETIEN AVEC GUY KASTLER REALISEE PAR LA VIA CAMPESINA

[seeds]interview Guy Kastler from La Via Campesina on Vimeo.

 

VIDEO PARU SUR LE SITE DE LA VIA CAMPESINA

ARTICLE PARU DANS LE MONDE LE 12/03/2014

L'Ariège veut sauver ses plants de tomates rustiques

Cela n'aurait pu n'être qu'un banal contrôle sur un marché de l'Ariège, c'est devenu une affaire symbolique de la lutte entre petits producteurs et grands semenciers, à l'heure où l'Union européenne tente péniblement de négocier une nouvelle réglementation sur les semences.

Le 17 mai 2013, un agent du Groupement national interprofessionnel des semences et plants (GNIS), commissionné par la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF), se présente sur le marché de Lavelanet. Il signale à quelques petits maraîchers venus vendre leurs plants de tomates et autres légumes qu'ils n'ont pas le droit de commercialiser les plantes non inscrites au catalogue officiel des espèces et variétés végétales. Et il leur rappelle – courtoisement – qu'ils ont l'obligation d'être enregistrés auprès du GNIS.

« CRIMINALISATION DES SEMENCES PAYSANNES »


Depuis 1962, le GNIS a une délégation des pouvoirs publics pour certifier les semences et plants, contrôler leur qualité et organiser le marché. Mais il est considéré par les partisans de modèles agricoles alternatifs comme le bras armé des grands semenciers. Du côté du Réseau Semences paysannes, c'est le branle-bas de combat : un rassemblement est organisé sur le marché de Lavelanet, une manifestation a lieu en janvier à Toulouse devant la délégation régionale de la DGCCRF. Dans un communiqué, les organisateurs affirment qu'ils « s'opposeront à toute tentative de criminalisation des semences paysannes et de la biodiversité agricole ».

La guerre est-elle déclarée ? Jérémy Esmiol fait partie des maraîchers contrôlés à Lavelanet. « Le contrôleur m'a expliqué que si je voulais éviter une amende, il fallait que je prenne ma carte du GNIS, que je puisse justifier par des factures l'origine des semences que j'utilise et leur inscription au catalogue, raconte-t-il. Ce n'était pas agressif, mais complètement à côté de la plaque. Le catalogue, je ne l'ai jamais consulté et je ne vois pas à quel titre je devrais prendre ma carte du GNIS. »

Aucun des maraîchers contrôlés n'a reçu d'amende. L'une d'entre eux, qui préfère garder l'anonymat, indique que le contrôleur lui avait affirmé qu'elle risquait une amende de 450 euros par variété commercialisée et non répertoriée. Depuis lors, elle s'est fait enregistrer – gratuitement, précise-t-elle – auprès du GNIS.

RESSOURCES VITALES

Jérémy Esmiol, 47 ans, est un de ces néo-Ariégeois qui ont refait leur vie sur les contreforts des Pyrénées. A Andaillou, un lieu-dit situé sur la commune de Limbrassac, il vit avec sa compagne allemande et leur fille née en 2013, se construit une maison en bois et en paille qu'il espère achever d'ici à deux ans, cultive sous serre des variétés de tomates comme la rose de Berne, la noire de Crimée ou la tomate ananas, récolte du miel et produit du jus de pomme.

Les 7 000 à 8 000 plants qu'il vend chaque année à 80 centimes pièce lui permettent de subvenir aux besoins – modestes – de sa famille. « On n'est pas beaucoup au-dessus du RSA , mais ça tient, on arrive à un équilibre financier, dit-il. Et on ne cherche pas forcément à produire plus. » Comme ses collègues, Jérémy Esmiol n'a pas le sentiment de menacer les intérêts des grands semenciers et ne comprend pas qu'on ne le laisse pas cultiver ses tomates – répertoriées ou non – dans son coin. « Je trouve très bien que l'on ne puisse pas faire n'importe quoi et que des gens y veillent, mais là, je ne vois pas quel est l'enjeu sanitaire, quelle menace on peut représenter… J'ai l'impression de faire quelque chose de sympa, qui est apprécié par les clients, dont certains sont même venus manifester. Il me semble qu'on devrait plutôt encourager les gens comme moi qui continuent de cultiver ces variétés anciennes qui appartiennent à tout le monde. »

PROTÉGER LE CONSOMMATEUR

A une centaine de kilomètres de là, à Toulouse, Gérard Crouau, le délégué régional du GNIS, défend une autre logique. « Notre objectif est d'apporter une protection à l'utilisateur et au consommateur, explique-t-il. Le secteur français des semences est très performant, mais il a besoin d'une organisation qui a fait ses preuves et d'un système de certification. »

Ce discours n'évoque pas grand-chose à Jean-Philippe Turpin, qui produit des piments sur un lopin de terre situé à Saint-Quentin-la Tour, pas bien loin de chez Jérémy Esmiol. Cet ancien ouvrier du bâtiment, qui a quitté la région parisienne il y a trois ans pour tenter sa chance en Ariège, a un rêve : cultiver les 450 variétés de piment domestique recensées au monde, dont bien peu sont inscrites au catalogue. « Je serai hors la loi, reconnaît-il. Mais je me dis qu'ils ont autre chose à faire que d'embêter les petits comme moi, qui essaient de s'en sortir. »

Gilles van Kote (Limbrassac, Saint-Quentin-la-Tour, Ariège, envoyé spécial)

ARTICLE PARU DANS CAMPAGNE SOLIDAIRE N°293 DE MARS 2014

 

DECOUVREZ LE NOUVEAU FILM D’AGROBIO 47 SUR LA GESTION DE L’HERBE EN ARBORICULTURE !

EMISSION DIFFUSE SUR FRANCE INTER LE LUNDI 17 FEVRIER 2014

Interview de Patrick DE KOCHKO dans l'émission Carnet de Campagne.

http://www.franceinter.fr/emission-carnets-de-campagne-le-lot-et-garonne-15

Film réalisé par BIO D'AQUITAINE pour découvrir des paysans gardiens de la biodiversité cultivée et de l’indépendance alimentaire de nos territoires

 

Interview de Guy Kastler, Réseau Semences Paysanne par Pauline Verrière (Inf'OGM) sur la loi "contrefaçon" et l'exception agricole.


La loi « contrefaçon » et l'exception agricole... par info-ogm

 

 

ARTICLE PARU DANS LE JOURNAL LA TERRE DU 4 FEVRIER 2014

ARTICLE PARU SUR AQUI.FR LE 12 FEVRIER 2014

« Les semences paysannes doivent être protégées au même titre que les semences de ferme ! » selon Christian Crouzet

11/02/2014 | La Confédération paysanne et le collectif « Semons la biodiversité » viennent de faire reconnaître l'exception agricole dans la loi sur la contrefaçon agricole.

« C'est une avancée ! » Christian Crouzet, le secrétaire général régional de la Confédération paysanne, est à moitié satisfait. « Les semences de ferme sont enfin protégées par la loi sur la contrefaçon agricole, mais nous aurions bien aimé que toutes les pratiques à la ferme le soient également. En effet, les semences dites paysannes ne le sont toujours pas. Les députés ne nous ont pas entendus. Mais nous n'allons pas baisser les bras pour autant ! » La Confédération paysanne qui « remercie les députés qui ont défendu les intérêts des agriculteurs même si la ministre Nicole Bricq a limité l’exception à une liste dérogatoire ». Explications de Christian Crouzet.

@qui ! : Quelle est la différence entre semence de ferme et semence paysanne ?
Christian Crouzet : Pour nous, les semences de ferme sont des semences protégées car elles sont sous obtention avec droit de propriété. Elles sont créées pour une agriculture industrielle, une production de masse avec distribution de masse. Pour cette culture, nous sommes d'accord là-dessus, il faut une certaine sécurité, une transparence. Les travaux de recherche sont donc utiles. Mais à côté, nous voyons se développer une agriculture plus vivrière que nous appelons l'agriculture paysanne ou familiale. Et ce secteur paysan doit aussi être protégé !


@ ! : Comment les semences de ferme sont-elles protégées ?
C. C. : En 1961, le sélectionneur ne voyait aucun inconvénient à ce qu'un agriculteur prenne son produit pour semer et en faire une sélection sur sa ferme. Mais, au fil du temps, les obtenteurs se sont calés sur le système du brevet et y ont adossé une taxe. Donc si vous resemez le produit de votre récolte issu d'une semence sous obtention vous devez payer une taxe.


@! : Que dit la loi sur la contrefaçon agricole ?

C. C. : Dans la loi sur la contrefaçon agricole, les semences de ferme sont reconnues sous cette forme-là. La loi s'appuie sur l'existence du droit de propriété, certificat d'obtention végétale.


@! : Qu'avez-vous demandé aux députés ?
C. C. : Nous sommes montés au créneau pour dire que l'exception agricole du sélectionneur existe toujours chez l'agriculteur. Ce qui n'a pas été entendu par le législateur qui s'appuie sur les règlements antérieurs qui spécifient qu'un agriculteur qui resème une variété sous protection d'un certificat doit payer des royalties. Donc s'il ne paye pas de royalties, il contrefait une culture. En revanche, pour les semences paysannes, qui sont du domaine public, et qui ne sont pas avec des droits de propriété, nous ne savons pas du tout si elles sont englobées dans les semences de ferme. Nous souhaitons donc que les semences de ferme soient élargies aux semences paysannes. En clair que tout ce qui ne possède pas de droit de propriété privée soit protégé.


@! : Avez-vous été entendus ?
C. C. : A moitié, car ils ont reconnu l'exception agricole et l'utilisation de semence de ferme. C'est déjà une avancée ! Mais c'est limité à l'utilisation de semences de ferme issues d'obtention. Aujourd'hui, il faut élargir cette loi et cette exception agricole aux variétés du domaine public : aux sélections animales, aux préparations naturelles (levures) utilisées dans les transformations à la ferme. Aujourd'hui, elles ne sont pas protégées avec cette loi. Pour comprendre la situation prenons l'exemple d'une pollinisation croisée qui va contaminer un champ d'une variété paysanne. Le propriétaire du brevet va découvrir son gêne breveté dans un champ de semence paysanne. Il peut très bien nous attaquer pour contrefaçon ! Les droits de propriété sont de vrais marqueurs !


@! : Comment agir pour être entendus ?
C. C. : Nous devons informer le grand public et toutes les personnes concernées comme celles qui travaillent dans les secteurs de la biodiversité ou à la sauvegarde des variétés. Nous sommes face à une législation qui privatise le vivant, où les grandes entreprises et les laboratoires qui déposent un gêne de découverte grâce à la recherche se l'approprient. Nous sommes, là, dans un bouleversement total de l'approche du milieu agricole vivant. C'est de notre patrimoine collectif, local, national et génétique dont nous parlons ! Et d'ailleurs l'ONU a déclaré « 2014 année de l'agriculture familiale » pour mettre en évidence le danger d'une industrialisation forcenée de l'agriculture au détriment de l'agriculture paysanne. Et notre gouvernement y reste sourd !

Par Sybille Rousseau
Crédit Photo : Confédération paysanne d'Aquitaine

ARTICLE PARU DANS CAMPAGNES SOLIDAIRES N°292 FEVRIER 2014

ARTICLE PARU SUR LUTOPIK LE 4 FEVRIER 2014

Il a sauvé l’oignon de Tarassac‏

Guillaume (Lutopik)

Avec passion et obstination, Yves Giraud a sauvé cet oignon originaire de l’Hérault. La perte d’un légume adapté à son terroir depuis des générations aurait été un signe de plus de l’érosion de la biodiversité.

Depuis un siècle des milliers de variétés potagères ont disparu, et cela aurait pu être le cas de l’oignon de Tarassac. Il n’était plus cultivé que par de rares jardiniers et sans l’intervention d’Yves Giraud, il serait probablement bientôt sorti de la mémoire locale. Une sélection de plusieurs siècles l’avait pourtant adapté à ce petit coin de l’Hérault, où il pousse plutôt gros, un peu aplati, avec une saveur mi-douce.

L’histoire qui lie Yves Giraud à l’oignon de Tarassac est une aventure « d’humain et de paysan ». Cela tient aussi du hasard. Dans les années 1990, Yves Giraud est maraîcher et a l’habitude de planter de l’oignon doux des Cévennes. Il achète alors ses graines chez Gautier, jusqu’à ce qu’une année, le semencier le retire de son catalogue, remplacé par un oignon de son crû pour lequel il avait déposé un Certificat d’Obtention Végétale (COV).

Cela n’a pas plu au maraîcher qui récupère des bulbes pour faire sa propre semence. Quelque temps après, un ami lui confie des plants d’oignons venus d’un jardinier amateur du village à côté. « Cela faisait 50 ans qu’ils avaient gardé cette souche ». L’oignon intéresse beaucoup Yves, « il est moins doux que l’oignon des Cévennes, mais il se conserve plus longtemps ».

A ce stade, Yves ignore toujours le nom de cet oignon et commence une enquête pour l’identifier. Le jardinier qui lui avait donné était décédé, « mais j’ai su que son père l’avait acheté à la foire de Bédarieux, qui était autrefois une foire aux plants d’oignons ». Il y a de grandes chances pour qu’il s’agisse alors de l’oignon de Tarassac, « c’était vraiment l’oignon du coin ».

Pour en être sûr, il veut comparer et cherche qui d’autre peut bien encore posséder cet oignon. Lors d’une foire, il apprend qu’une vieille dame en cultive non loin de là, à Mons-la-Trivalle. « Il y avait trois souches différentes dans le hameau ». Il récupère in extremis l’une d’elles auprès d’un jardinier qui ne l’avait pas plantée cette année. La graine datait de deux ans, « c’était difficile, mais ça a poussé, et sa souche est très belle ».

Un jeune maraîcher avait lui aussi une souche récupérée auprès du parc du Haut-Languedoc, qui voulait « développer une filière AOC, comme avec l’oignon des Cévennes ». Le projet avait été abandonné, une étude menée^par le parc ayant conclu au caractère non homogène de la variété, rendant impossible son inscription au catalogue. Mais désormais Yves en est sûr, il s’agit bien de l’oignon de Tarassac.

Erosion végétale

Depuis qu’il s’est installé en 1973, Yves Giraud a bien constaté « une érosion végétale ». Avant l’histoire de l’oignon, il a failli voir disparaître la variété de petits pois qu’il cultivait. Il voulait la conserver et c’est pour ça qu’il a fait ses premières semences. Une décision pas évidente : « il y a un tel conditionnement pour que l’on achète nos graines ».

Quand il a retrouvé l’oignon de Tarassac, on peut dire qu’il s’est pris de passion pour ce légume et sa reproduction. Il prend un grand plaisir à sélectionner les plus beaux bulbes et les plus belles ombelles pour sa prochaine plantation.

En 2009, il dispose de cinq souches différentes ; il en cultive une et confie les quatre autres à des personnes différentes au sein du collectif des semeurs du Lodèvois-Larzac. Les cultures sont éloignées, ce qui empêche tout croisement. Grâce à ce réseau, les oignons sont multipliés et les différentes souches sont préservées.

Peu après, il propose à Germinance (vendeur de semences biologiques) de commercialiser ses semences, car il en est persuadé : « pour qu’une variété se conserve, il faut qu’elle se vende ». Ce ne sont pas les grosses entreprises qui auraient pu sauver l’oignon de Tarassac.

« Les grosses boites ne font de l’argent que si elles font de grosses quantités. Si le volume est trop petit, ça ne les intéresse pas. Elles ne veulent pas des variétés qui ne leur appartiennent pas ou des variétés adaptées à un terrain qui n’ont pas besoin de produits chimiques ». Grâce à lui et à d’autres, l’oignon de Tarrasac ne sera pas oublié et continuera de pousser, dans l’Hérault ou ailleurs s’il peut s’adapter.

ARTICLE PARU DANS CAMPAGNE SOLIDAIRE N°291 DE JANVIER 2014


ARTICLE PARU SUR BASTAMAG LE 4 FEVRIER 2014

Privatisation des semences : une guerre de l’ombre se livre depuis un siècle

par Yves Manguy 4 février 2014


L’Assemblée nationale examine aujourd’hui un projet de loi qui élargit aux plantes le délit de contrefaçon. Ce projet, qui suscite une forte indignation, renforce un vaste arsenal réglementaire limitant le droit à échanger et reproduire les semences de ferme. Depuis un siècle, « les semenciers n’ont eu de cesse de chercher des moyens techniques pour assurer leur monopole sur la semence », rappelle Yves Manguy, co-fondateur de la Confédération paysanne. Tout commence aux États-Unis dans les années 20. Paysans et consommateurs sont progressivement devenus otages des grands semenciers. Sans jamais cesser de résister à la privatisation du premier maillon de la chaîne alimentaire.

La « guerre des semences » [1] s’intensifie. Un récent projet de loi considère la reproduction de semences à la ferme, ces graines issues de variétés sélectionnées par l’industrie semencière, comme une « contrefaçon ». Cette tentative d’appropriation de la semence n’est pas nouvelle. Elle remonte au début du 20e siècle et commence plus précisément aux Etats-Unis. En 1923, le ministre de l’Agriculture décide d’arrêter la sélection quasi naturelle du maïs [2] au profit d’hybrides non reproductibles qui assurent un retour sur investissement. Et pour cause : les paysans sont obligés de racheter chaque année leur semence ! Le fils du ministre de l’Agriculture, Henry Wallace, lancera d’ailleurs Pioneer Hi-Bred, l’un des principaux semenciers mondial, avant d’être lui-même nommé vice-président des Etats-Unis. Depuis ce moment-là, les semenciers n’ont eu de cesse de chercher des moyens techniques – hybrides ou OGM – pour assurer leur monopole sur la semence.

Semences certifiées

En France, la première étape de cette guerre des semences date de 1961. Les semenciers créent, avec la caution des Etats, l’Union pour la protection des obtentions végétales (UPOV). Celle-ci va servir de bras armé aux semenciers pour instaurer leur monopole. A l’époque, les agriculteurs se contentent d’acheter quelques quintaux de semences certifiées : ils les essaient et les reproduisent sur leur ferme plusieurs années consécutives. Rapidement, alors que les surfaces augmentent, le triage de la récolte à la ferme combiné à de faibles moyens matériels posent problème.

Les coopératives lancent alors une campagne en faveur des semences certifiées. Elles sont dans un premier temps échangées, avant d’être uniquement vendues. Au regard du prix garanti du blé, l’impact sur le coût de production est faible. Mais la tendance s’inverse à partir de 1983 avec des prix garantis à la baisse, et un prix de la semence à la hausse. Les agriculteurs se souviennent qu’ils peuvent faire eux-mêmes leurs semences pour diminuer leurs frais. Des entreprises en profitent pour proposer un nouveau service, le « triage à façon à la ferme ».

Contre-offensive des firmes semencières

La chute de l’utilisation des semences certifiées, qui représentent 60 % des surfaces, inquiète les semenciers et les amène à réagir. La première attaque a lieu en 1988. La SICASOV [3] – le percepteur des semenciers – intente un procès pour « contrefaçons » à la coopérative de Dijon qui fait du triage à façon pour ses adhérents. Elle s’appuie sur la loi de 1970 sur la propriété intellectuelle dans laquelle un amendement sur les semences a été tardivement introduit lors des débats à l’Assemblée nationale... La coopérative de Dijon est finalement condamnée par la Cour d’appel de Nancy. Une décision qui va pousser la SICASOV à multiplier les procès.

Juillet 1989, les moissons viennent de commencer. Les agriculteurs mettent de côté le grain pour les semis d’automne. « L’accord du 4 juillet » signé entre la FNSEA, le GNIS (Groupement national interprofessionnel des semences) et le ministère de l’Agriculture, tombe comme un coup de tonnerre. Il interdit aux paysans d’avoir recours à un prestataire de service – le trieur à façon – pour préparer sa semence. Or, il n’est pas question de ressemer ce qui sort de la moissonneuse batteuse sans le trier, du fait des impuretés et des mauvaises gaines. En clair, il faut acheter la semence du commerce.

Mobilisations pour le droit à multiplier ses semences

Le 8 août 1989, un milliers de paysans et d’entrepreneurs de triage à la ferme se mobilisent à Poitiers. Ils décident publiquement devant la Préfecture de passer outre l’interdiction, et déclarent que les trieurs seront dans les fermes dès le lendemain. Malgré les amendes du GNIS et un procès à Poitiers qui aboutit à un non-lieu, l’accord du 4 juillet n’est pas appliqué. Cette action commune donne naissance à la Coordination nationale pour la défense des semences fermières (CNDSF). Elle compte parmi ses membres la Confédération paysanne, la Coordination rurale, le Modef, le Syndicat des trieurs à façon et la Fédération nationale de l’agriculture biologique.

Deux ans plus tard, les délégations de 21 pays se réunissent à Genève pour la 4e Conférence diplomatique de l’UPOV. La France tente de faire adopter l’interdiction totale de la semence de ferme. Sans succès. Le règlement reconnait une dérogation au droit des obtenteurs « dans la mesure où cela ne nuit pas à leurs justes intérêts ». C’est sur cette base que sera instituée en 2001 la « cotisation volontaire obligatoire ». Une véritable dîme sur les semences !

Les semences, un sujet de société

Pour être appliquées, les décisions de l’UPOV doivent être ratifiées par les Etats. C’est ainsi qu’un projet de loi visant à instaurer la « cotisation volontaire obligatoire » sera soumis quatre fois au Sénat ou à l’Assemblée. Après avoir été rejeté en 1995, en 1997 et en 2006, le projet de loi est finalement adopté en 2011, malgré l’opposition de la gauche qui s’engage à le remettre en cause lorsqu’ils seront au pouvoir (lire à ce sujet : Le droit de planter et cultiver librement bientôt interdit ?). Les actions de la CNDSF puis du Réseau semences paysannes créé en 2003, auront été déterminantes dans ces rejets. Reste qu’à ce jour, la promesse de la majorité actuelle n’est pas tenue. Pire, l’introduction des semences dans la loi sur les contrefaçons votée par le Sénat le 20 novembre 2013 a comme un goût de provocation.

La récente occupation du GNIS par la Confédération paysanne a permis une ouverture qui, nous l’espérons, sera confirmée lors du vote au Parlement le 4 février prochain. Le ministère de l’Agriculture s’est en effet engagé à exclure les semences de ferme du champ de la contrefaçon. Quant à la loi de 2011, elle doit tout simplement être abrogée. Les semences jusqu’au siècle dernier étaient un bien public à disposition de tous. La confiscation de ce bien commun, sous couvert de la science, ne porte pas seulement atteinte aux paysans mais à l’ensemble des consommateurs qui deviennent des otages. La lutte contre cette mainmise sur le premier maillon de la chaine alimentaire n’est plus une question agricole. C’est un sujet de société.

Yves Manguy, agriculteur retraité, premier porte-parole de la Confédération paysanne, co-fondateur de la Coordination nationale pour la défense des semences fermières

Photo : © Réseau semences paysannes

Notes

[1] Cette notion est tirée de l’ouvrage La guerre des semences, de Jacques Grall et Bertrand Roger Levy, publié en janvier 1986.

[2] Appelée « sélection massale », la technique la plus proche de la sélection naturelle et la plus utilisée dans les sélections paysannes : les plantes qui semblent être les meilleures sont maintenues ensemble et celles indésirables sont éliminées.

[3] SICASOV est l’acronyme de Société coopérative d’intérêt collectif agricole anonyme des sélectionneurs obtenteurs

ARTICLE PARU SUR FRANCE 3 MIDI PYRENEES LE 15/01/14

Des petits maraîchers s'élèvent contre le diktat des semenciers


Mercredi matin, à 11H, des petits maraîchers ont manifesté à Toulouse pour protester contre l'interdiction de vente de semences non-officiellement recensées à Bruxelles.

© France 3 Midi-Pyrénées Pour libérer la semence

Ils se sont réunis devant le siège de la répression des fraudes à Toulouse.
Ces maraîchers ont été appelés à manifester par un collectif d'associations dont le Réseau Semences Paysannes, Attac, Nature et Progrès ou encore la Confédération Paysanne.

Des contrôles excessifs
Ils protestent contre les contrôles dont ils sont victimes sur les marchés de proximité. En effet, la vente de plants de tomates de variétés traditionnelles de leur propre production, par exemple, est interdite.
Ils sont dans l'illégalité puisqu'ils vendent ainsi des semences sans autorisation officielle, sans appartenir à la "profession des semenciers".

Leur ennemi principal
Leurs ennemis principaux sont les gros semenciers, les grands groupes industriels qui veulent conserver un monopole absolu sur la vente des semences.
Ces groupes enverraient quelques uns de leurs salariés exécuter les contrôles sur les marchés pour dénoncer les contrevenants à l'administration. encore la Confédération Paysanne.

ARTICLE PARU DANS CAMPAGNES SOLIDAIRES N°292 FEVRIER 2014

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