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“La préservation de la biodiversité
est un enjeu majeur de notre siècle”
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Pourquoi les semences paysannes ?

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APPEL A SIGNATURE POUR LA BIODIVERSITE CULTIVEE, RECONNAITRE LES DROITS COLLECTIFS DES AGRICULTEURS
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Voyage autour des blés paysans. Véritable plaidoyer en faveur de la biodiversité cultivée, ce livre rassemble les témoignages d'agriculteurs, de chercheurs, de meuniers, de boulangers qui ont choisi de travailler avec les blés paysans. Le commander

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parution LIVRE : Cultivons la biodiversité : les semences paysannes en réseau

Un certain nombre de paysans et d’amateurs, bio pour la plupart, ont décidé de produire eux-mêmes leurs semences ou plants afin de les adapter en permanence à leurs terroirs, à leurs pratiques culturales et à leurs besoins de qualité. Souvent à partir de variétés anciennes et/ou locales, mais en sachant aussi profiter de l'apport de la diversité de variétés exotiques, ils pratiquent des sélections massales ou de populations, conservatrices, amélioratrices ou évolutives. Au contraire des hybrides et autres clones, leurs semences et plants sont peu stables et peu homogènes de manière à conserver, à côté de quelques caractères fixés, un maximum de variabilité qui leur permet de s'adapter en permanence à des conditions naturelles changeantes ou à profiter au mieux des interactions bénéfiques avec d’autres plantes.

Ces paysans et amateurs ne font ainsi que refaire ce que des milliers de générations de paysans ont fait depuis que l’agriculture existe

Photo H Zaharia

Ces paysans et amateurs ne font ainsi que refaire ce que des milliers de génération de paysans ont fait depuis que l’agriculture existe. Ils se retrouvent pourtant dans l’illégalité parce que les semenciers industriels, qui n’existent que grâce à cet immense travail, ont décidé de s’approprier le monopole de son utilisation : pour commercialiser ou même échanger à titre gratuit une semence ou un plant, la variété à laquelle ils appartiennent doit être inscrite au catalogue commun, à un coût inaccessible pour un paysan ou une association qui n’ont pas vocation à l’amortir en revendant des centaines de milliers de graines (15000 euros pour une céréale, 4000 pour une potagère…).

De plus, pour être inscrite, une variété doit être homogène et stable, ce qui n’est pas le cas des variétés paysannes diversifiées et variables, et, pour les céréales, présenter des « avantages agronomiques » liés à une dépendance aux engrais chimiques que refusent les agricultures paysannes et biologiques.

Les paysans n’ont pas le droit de vendre ni même d’échanger gratuitement leurs propres semences

Le « privilège » de ressemer le grain récolté, ou de planter ses propres boutures, est partiellement toléré, mais de plus en plus taxé et surveillé. Il est interdit de planter, même en faisant ses propres plants, un cépage de vigne qui ne serait pas inscrit.

Avec les OGM et le brevet sur le vivant, le droit de ressemer le grain récolté disparaîtra définitivement.

 

informations légales Réseau Semences Paysannes • Cazalens 81 600 BRENS • Tél. 05 63 41 72 86 • courriel remonter en haut de la page
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