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“La préservation de la biodiversité
est un enjeu majeur de notre siècle”
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Bulletin de liaison n° 44 - mai 2012

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EDITO, par Guy Kastler, Délégué général

Sauver la biodiversité : mise en marché globale des biens communs ou droits d'usage collectifs des communautés ?

Le 20° Sommet de la Terre est convoqué du 20 au 22 juin à Rio de Janeiro. En 1992, il a offert un illusoire « partage des avantages » en échange de la privatisation du vivant par le brevet ou le Certificat d'Obtention Végétale. Seuls le brevet ou COV permettent de tirer un avantage monétaire de « ressources biologiques » jusqu'alors gratuitement accessibles. Mais ce qu'on paye ne peut plus être gratuit, ni librement accessible : c'est ainsi que les droits de propriété industrielle ont remplacé les droits d'usage collectifs définis localement par les communautés qui renouvellent gratuitement les ressources biologiques sur lesquelles reposent leur vie. Au delà de quelques exceptions ultra médiatisées, le partage fut illusoire et sa promesse a suffit pour détruire la plupart de ces communautés.

Les grands de ce monde nous promettent à nouveau de sauver la biodiversité dont la destruction s'est accélérée depuis 1992. Les scientifiques sont convoqués pour calculer sa valeur, faire un inventaire des « biens » et des « services écosystémiques » qu'on pourra ainsi rémunérer. Un bien ou un service qu'on rémunère devient marchand, ils ne sont plus gratuits, ni librement accessibles. Seul ceux qui les exploitent de manière « rentable » peuvent continuer à en disposer ou à les fournir, les autres vont rejoindre les armées de paysans sans terre qui s'entassent dans les bidonvilles. Ces biens sont baptisés « communs » ou « publics » afin de justifier l'instauration d'un nouveau gouvernement mondial, l'Organisation Mondiale de l'Environnement, chargé d'édicter les règles de leur mise en marché. Avec Rio 92, une poignée de multinationales semencières s'est emparée du quart de la biomasse mondiale, celle qui est cultivée, pendant que les multinationales pharmaceutiques, cosmétiques et phytosanitaires ont confisqué à leur profit et interdit l'usage des savoirs populaires associés à la biodiversité. A Rio vingt ans plus tard, les mêmes veulent s'emparer des trois quarts restant de la biomasse « sauvage », des forêts et des terres agricoles, pour produire de l'énergie et s'enrichir en faisant payer les services écosystémiques gratuits qu'ils auront détruits.

Science fiction ? Les apiculteurs auxquels on promet une petite subvention pour polliniser quelques cultures savent déjà que seuls une poignée d'entre eux en profiteront et que tous les autres seront ruinés par les pesticides tueurs d'abeilles. Comment polliniserons-nous nos semences : avec des abeilles électroniques ? Il est temps de défendre nos droits collectifs d'accès et nos devoirs de gestion collective des semences, de la terre, de l'eau et de l'ensemble des ressources naturelles, plutôt que de les laisser devenir le bien commun des multinationales.

Dossier

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